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Qualité d'image et artéfacts en coroscanner

Avant de grader une sténose, il faut savoir quel crédit accorder à l'image. Cette section réunit l'échelle de qualité globale, le segment non évaluable et les artéfacts qui peuvent simuler ou masquer une atteinte, selon le consensus SCCT 2026. L'emploi de N comme catégorie ou comme modificateur est expliqué dans la section CAD-RADS.

L’essentiel

  • La qualité globale est cotée sur une échelle visuelle, par exemple d'excellente à non diagnostique, et s'accompagne de l'artéfact, de son effet et de la correction appliquée.
  • Si un segment de 1,5 mm de diamètre ou plus ne peut pas être interprété, le compte rendu nomme le segment et l'artéfact en cause.
  • Avant de déclarer un segment non évaluable, on revoit les autres phases et reconstructions, car beaucoup d'artéfacts y changent ou y disparaissent.
  • Le mouvement respiratoire ou corporel décale aussi le sternum et le rachis et, contrairement au mouvement cardiaque, ne se corrige pas avec une autre phase.
  • Sur un calcium dense, on rapporte le degré de sténose le plus élevé visible, avec la réserve que le blooming peut le surestimer.
  • Une bande hypodense au contact du calcium, d'un stent ou d'un contraste dense peut correspondre à un durcissement du faisceau et simuler une plaque non calcifiée ou un défaut de perfusion.
Dans cette section (11)
  1. Qualité globale de l'examen
  2. Segment non évaluable (non diagnostique)
  3. Non évalué, non évaluable et absence démontrée
  4. Artéfact de mouvement
  5. Artéfact de désalignement (en marches d'escalier)
  6. Artéfact de blooming (calcium et stent)
  7. Durcissement du faisceau
  8. Bruit d'image
  9. Opacification luminale insuffisante ou hétérogène
  10. Reconstruction multiplanaire et curviligne
  11. Projection d'intensité maximale et minimale
Tableau 1. Artéfacts fréquents en coroscanner : aspect, ce qu'ils peuvent simuler et comment les reconnaître sur la console.
ArtéfactAspectCe qu'il peut simulerComment le reconnaître
Mouvement cardiaqueVaisseau flou, surtout dans le segment vertical de la CDUne sténose ; il peut aussi masquer une lésionLe sternum et le rachis ne se décalent pas, et le vaisseau change ou devient net sur une autre phase
Mouvement respiratoire ou corporelDécalage de toutes les structures entre les blocsUne sténose ou une interruption du vaisseauLe sternum et le rachis se décalent aussi, et une autre phase ne le corrige pas
Désalignement (marches d'escalier)Marche horizontale à la limite entre deux blocsUne sténose ou une interruption focale du vaisseauMieux visible sur les plans sagittal et coronal ; la ligne traverse tout le cœur
Blooming (calcium ou stent)Calcium ou mailles du stent épaissis, à bord flouUne sténose plus sévère ou une resténose intra-stentDiminue avec une fenêtre plus large, une coupe plus fine ou un filtre plus dur
Durcissement du faisceauZone ou bande hypodense au contact du calcium, du métal ou d'un contraste denseUne plaque non calcifiée, une hyperplasie intra-stent ou un défaut de perfusionNaît de la structure dense, varie d'une phase à l'autre et diminue à haute énergie
BruitTexture granuleuse avec des stries claires et sombres aléatoiresNe simule rien, mais masque la plaque non calcifiéeTouche aussi les tissus homogènes et diminue avec une coupe plus épaisse ou un filtre doux
Opacification insuffisante ou mélange de contrasteLumière peu dense ou de densité inégaleUne plaque non calcifiée ou une sténosePas d'épaississement pariétal ; varie d'une phase à l'autre ou avec un autre fenêtrage

Source: SCCT 2026, section « Image quality, artifacts & pitfalls », p. 24–29 ; myocarde, p. 31 ; tableau 4, p. 50.

Qualité globale de l'examen Overall image quality#

Autres noms : qualité d'image, qualité technique de l'examen (nom employé dans le modèle de compte rendu du CAD-RADS 1.0, « Technical quality »), image quality

Faute de standard établi, la SCCT 2026 recommande de coter l'ensemble de l'examen sur une échelle visuelle, par exemple excellente, bonne, moyenne, médiocre, mauvaise ou non diagnostique.

Formulation dans le compte rendu

Qualité de l'examen : médiocre, en raison d'une opacification luminale insuffisante qui limite l'évaluation des segments distaux.

À ne pas confondre : La qualité « non diagnostique » est un degré de l'échelle visuelle qui qualifie l'ensemble de l'examen ; le CAD-RADS N est attribué en raison des segments de 1,5 mm ou plus qui ne peuvent pas être interprétés avec confiance.

Voir aussi : Segment non évaluable (non diagnostique) · N comme catégorie et comme modificateur · Opacification luminale insuffisante ou hétérogène · Bruit d'image

Source: SCCT 2026, Compte rendu, section d « Image quality and findings », et tableau 6, p. 35 et 52 · “With no established standards for overall study quality, a visual schema such as excellent, good, average, fair, poor or non-diagnostic is recommended.”

Détails

En pratique. Elle figure dans les résultats, avant la description des artères. La SCCT 2026 demande de l'accompagner des artéfacts présents, avec leur type, leur effet sur l'interprétation et la correction appliquée, le cas échéant.

Erreur à éviter. Attribuer la catégorie N du seul fait d'une qualité globale « mauvaise » est incorrect. Le N dépend des segments qui n'ont pas pu être interprétés.

Dans d’autres sources. Le modèle de compte rendu du CAD-RADS 1.0 liait chaque niveau de qualité technique aux artéfacts. Un examen excellent n'avait pas d'artéfact, un bon examen des artéfacts mineurs, un examen acceptable des artéfacts modérés et un examen mauvais ou sous-optimal des artéfacts sévères. La SCCT 2026 propose six niveaux et n'en définit aucun. (CAD-RADS 1.0, fig. 16)

Dans CCTA Map

Le sélecteur « Qualité », sous le titre « Brouillon de compte rendu » et à côté de « Contexte » et « Indication », propose ces six degrés, est réglé par défaut sur « bonne » et ouvre les résultats par une ligne comme « Qualité de l'examen : bonne. » ; avec « — », la ligne n'est pas écrite. D'« excellente » à « mauvaise », le degré ne change pas la catégorie. Avec « non diagnostique », la ligne ajoute que l'évaluation de l'ensemble de l'arbre coronaire est limitée, les vaisseaux et segments sans anomalie sont rédigés « pas de lésion identifiable » et la conclusion indique que la qualité globale de l'examen est non diagnostique. Si, en outre, aucun segment n'est marqué « N », la carte applique la règle de N à tout l'examen : avec une sténose maximale inférieure à 50 %, la catégorie est N, comme « CAD-RADS N/P1 », et à partir de 50 % la sténose est gradée et le modificateur est ajouté, comme « CAD-RADS 3/P1/N ». Chaque segment non évaluable reste à marquer séparément avec le bouton « N » de l'éditeur.

Segment non évaluable (non diagnostique) Non-interpretable (nondiagnostic) segment#

Autres noms : segment non interprétable, segment non analysable, nonevaluable segment, non-diagnostic segment

Un segment de 1,5 mm de diamètre ou plus est non évaluable lorsqu'un artéfact empêche de l'interpréter avec confiance. Les recommandations demandent de nommer le segment et l'artéfact en cause.

Formulation dans le compte rendu

Interventriculaire antérieure (IVA) proximale : plaque calcifiée ; l'artéfact de blooming empêche d'évaluer la lumière et de grader la sténose avec confiance.

À ne pas confondre : Un segment non évaluable n'est pas un segment sans plaque : la plaque visible est décrite même si la lumière ne peut pas être gradée.

Voir l’exemple sur la carte (CAD-RADS N/P1) →
Limite connue de la carte

« N » efface la plaque du segment, qui ne revient pas quand on retire le N et disparaît du SIS, du P et du compte rendu ; non corrigé (vérifié sur la carte le 2026-10-08).

Voir aussi : N comme catégorie et comme modificateur · Non évalué, non évaluable et absence démontrée · Artéfact de blooming (calcium et stent) · Artéfact de mouvement

Source: SCCT 2026, Compte rendu, section d « Image quality and findings » ; voir aussi la section consacrée à la sténose, p. 15 · “Whenever coronary segments are not interpretable, the affected segments and the causative artifact should be stated.”

Détails

En pratique. Avant de le déclarer non évaluable, on revoit les autres phases, d'autres plans et un autre fenêtrage. S'il reste ininterprétable, on nomme le segment et l'artéfact, et on décrit la plaque visible. Avec N, le CAD-RADS 2.0 n'ajoute le P que si la charge de plaque globale peut être évaluée de façon fiable, par exemple par le score calcique. Son effet sur la catégorie est expliqué dans la section CAD-RADS.

Erreur à éviter. Écrire « segment non évaluable » sans dire pourquoi laisse le clinicien ignorer ce qui a limité l'examen. Les recommandations demandent de nommer le segment et l'artéfact.

Dans d’autres sources. Pour quantifier la plaque, la SCCT 2024 tient compte de la qualité d'image et du calibre du vaisseau. Elle exclut les segments porteurs d'artéfacts sévères. Un gros segment proximal avec des artéfacts modérés peut être analysé, alors qu'un petit segment distal avec des artéfacts légers peut ne pas l'être. (SCCT 2024, section 2.2)

Dans CCTA Map

Le bouton « N » de l'éditeur marque le segment et le dessine avec un double contour, comme une artère floutée par le mouvement. Limitation de la carte : le marquer efface la plaque de ce segment, sauf un stent ; si la plaque a été dessinée d'un trait qui se poursuit dans d'autres segments, ses portions dans ces segments sont conservées avec leur degré et leurs caractéristiques et continuent de compter. Retirer le N ne récupère pas la plaque effacée, et choisir un degré retire le N. Tant qu'il porte le N, le segment compte comme sans plaque dans le SIS, dans le P automatique et dans le compte rendu, même si on lui réattribue un type de plaque. Une lumière impossible à grader ne signifie pas une absence de plaque. Un nouveau trait qui entre dans le segment marqué lui retire aussi le N. Pour contourner cette limitation, on décrit la plaque visible avec « ✎ Modifier le brouillon » et on remplace la cause générique « non évaluable en raison d'une qualité d'image non diagnostique » par l'artéfact ; le brouillon modifié ne se met plus à jour avec la carte. Avec « Auto (carte) », l'option par défaut, le P est calculé à partir du SIS des segments évaluables même en présence de N. Dans « Modificateurs P · I ▾ », le P se fixe avec « Calcium (Agatston) » ou « Choisir P » si la charge globale peut être évaluée de façon fiable, et avec « Choisir P » et « — » si elle ne le peut pas.

Texte exact du modèle de compte rendu de la carte

Qualité de l'examen : médiocre.

Interventriculaire antérieure (LAD): segment proximal: plaque non calcifiée, sténose légère (25-49%); reste du vaisseau sans lésions. Branches D1, D2: pas de lésions.

Coronaire droite (RCA): segment moyen: non évaluable en raison d'une qualité d'image non diagnostique; reste du vaisseau sans lésions. Branches AM, PDA, PL: pas de lésions.

Conclusion Étude non diagnostique pour la coronaropathie obstructive. Catégorie CAD-RADS N/P1.

Maladie non obstructive dans LAD.

Segments non évaluables : coronaire droite (RCA) moyenne.

Aucun grade numérique de sténose n'est attribué : l'angioscanner coronaire ne peut pas guider la prise en charge dans ce contexte et une coronaropathie obstructive ne peut pas être exclue. Envisager une évaluation complémentaire ou alternative (nouvel angioscanner coronaire, imagerie fonctionnelle/de stress ou coronarographie invasive).

Non évalué, non évaluable et absence démontrée Not assessed, nonevaluable and demonstrated absence#

Autres noms : non analysé (équivaut à non évalué), non interprétable (équivaut à non évaluable), résultat négatif (équivaut à absence démontrée), not assessed

Ce sont trois résultats distincts. L'absence est démontrée lorsque l'anomalie a été recherchée avec une qualité suffisante et n'est pas retrouvée. Le résultat est non évaluable lorsque les images disponibles ne permettent pas de l'apprécier avec confiance, en raison d'un artéfact ou de l'absence de la phase nécessaire. Il est non évalué lorsque l'anomalie n'a pas été examinée ou que le test n'a pas été réalisé, comme une FFR dérivée du scanner (CT-FFR) non réalisée.

Formulation dans le compte rendu

Stent de l'interventriculaire antérieure (IVA) proximale avec opacification du vaisseau d'aval, non évaluable pour la resténose en raison du blooming des mailles.

À ne pas confondre : I− signifie qu'une CT-FFR ou une perfusion myocardique de stress au scanner (CTP) a été réalisée et s'est révélée négative pour l'ischémie ; une chaîne sans I n'exclut pas une ischémie : aucun des deux tests n'a été fait, ou celui qui a été fait n'était pas diagnostique, ce que le CAD-RADS 2.0 permet de signaler par N.

Voir aussi : Segment non évaluable (non diagnostique) · N comme catégorie et comme modificateur · Modificateur I avec la CT-FFR · Stent évaluable et non évaluable

Source: SCCT 2026, Image quality, artifacts & pitfalls, f. False negative findings, p. 28 ; Compte rendu, f. Impression, p. 36 ; tableau 5, p. 51. CAD-RADS 2.0, sections 3.3.1 (N) et 3.3.5 (I), et tableau 1 · “In-stent restenosis is classified as absent, mild (<50%), significant (≥50%), occlusion, or non-evaluable.”

Détails

En pratique. Une formulation négative, comme « pas de plaque » ou « pas de resténose », est réservée à ce qui a été évalué avec une qualité suffisante, et la conclusion d'examen normal exige l'absence de plaque et de sténose. Ce qui est non évaluable est nommé avec sa cause. Tout ce qui est non évaluable ne reçoit pas N : le CAD-RADS 2.0 le réserve aux segments de 1,5 mm ou plus qui ne peuvent pas être interprétés avec confiance, et permet aussi de l'appliquer à une CT-FFR ou à une perfusion non diagnostiques.

Erreur à éviter. Qualifier de normal, ou coder CAD-RADS 0, un examen sans plaque dans les segments évaluables mais avec un segment non évaluable. Le CAD-RADS 2.0 le code N, car le coroscanner ne peut pas exclure une sténose significative dans ce segment. On n'écrit pas non plus « pas de resténose » au motif que le vaisseau s'opacifie en aval du stent : la SCCT 2026 rappelle que le contraste d'aval ne l'exclut pas.

Dans CCTA Map

Sur la carte, un segment sans anomalie ni « N » est rédigé comme indemne, avec des formules comme « pas de lésions athéroscléreuses » ou « reste du vaisseau sans lésions », et un segment marqué « N » comme « non évaluable en raison d'une qualité d'image non diagnostique ». Avec « non diagnostique » dans le sélecteur « Qualité », les vaisseaux sans anomalie passent à « pas de lésion identifiable » et la ligne de qualité ajoute que l'absence de lésion identifiable n'exclut pas une atteinte. Avec une autre qualité, si le P a été fixé par « Calcium (Agatston) » ou « Choisir P » et qu'aucune plaque n'est dessinée, les vaisseaux sans anomalie sont rédigés « pas de sténose », ce qui ne nie pas la plaque. Il n'existe pas d'état pour un segment non évalué ; ce cas se corrige avec « ✎ Modifier le brouillon ». Le I n'apparaît que si un résultat par « CT-FFR » ou « CTP » est saisi dans la section « Ischémie fonctionnelle (I) » de « Modificateurs P · I ▾ » ; sans cette donnée, la chaîne ne comporte pas de I. Marquer « N » efface la plaque du segment, comme l'explique « Segment non évaluable (non diagnostique) ».

Artéfact de mouvement Motion artifact#

Autres noms : artéfact cinétique, flou cinétique, motion artifact

Il apparaît lorsque le cœur, la respiration ou le corps bougent pendant l'acquisition, et rend flous les contours du vaisseau. Le mouvement cardiaque touche surtout le segment vertical et très mobile de la coronaire droite (CD).

Formulation dans le compte rendu

CD moyenne non évaluable en raison d'un artéfact de mouvement cardiaque, persistant sur toutes les phases reconstruites.

À ne pas confondre : L'artéfact de mouvement rend flou le contour du vaisseau ; le désalignement décale brutalement les structures à la limite entre deux blocs acquis sur des battements différents.

Voir l’exemple sur la carte (CAD-RADS 3/P1/N) →
Limite connue de la carte

marquer « N » pour un mouvement efface la plaque dessinée dans le segment, et retirer le N ne la récupère pas ; non corrigé (vérifié sur la carte le 2026-10-08).

Voir aussi : Artéfact de désalignement (en marches d'escalier) · Segment non évaluable (non diagnostique) · Coronaire droite proximale, moyenne et distale

Source: SCCT 2026, Image quality, artifacts & pitfalls, c. Motion artifacts, p. 25–26 · “Cardiac motion appears as vessel blurring, most commonly in the highly mobile vertical segment of the right coronary artery”

Détails

En pratique. On examine d'abord la paroi thoracique antérieure et le rachis. S'ils changent de position d'un bloc à l'autre, le mouvement est respiratoire ou corporel et ne se corrige qu'en répétant l'acquisition. Sinon, on reconstruit une autre phase, souvent systolique si la fréquence cardiaque est élevée.

Erreur à éviter. Grader un segment flou sans revoir une autre phase est une erreur, car le mouvement simule des lésions et les masque. S'il ne devient pas net, le segment est non évaluable.

Dans d’autres sources. La SCCT 2014 attribuait le flou du vaisseau au mouvement au cours d'un même battement, et indiquait que d'autres reconstructions le corrigent parfois. Le mouvement entre battements, y compris la respiration et le mouvement corporel, produisait en revanche l'artéfact en marches d'escalier, aujourd'hui appelé artéfact de désalignement. (SCCT 2014, section 5.1.1)

Dans CCTA Map

La carte n'enregistre pas le type d'artéfact. Si le mouvement empêche d'interpréter un segment, celui-ci est marqué « N » et, avec « ✎ Modifier le brouillon », on remplace la cause générique par « artéfact de mouvement ». Marquer « N » efface la plaque du segment ; la façon de la conserver dans le compte rendu est expliquée dans « Segment non évaluable (non diagnostique) ».

Texte exact du modèle de compte rendu de la carte

Qualité de l'examen : moyenne.

Interventriculaire antérieure (LAD): segment moyen: plaque partiellement calcifiée, sténose modérée (50-69%); reste du vaisseau sans lésions. Branches D1, D2: pas de lésions.

Coronaire droite (RCA): segment moyen: non évaluable en raison d'une qualité d'image non diagnostique; reste du vaisseau sans lésions. Branches AM, PDA, PL: pas de lésions.

Conclusion Coronaropathie obstructive modérée. Catégorie CAD-RADS 3/P1/N.

Maladie obstructive (≥ 50 %) dans LAD.

Segments non évaluables : coronaire droite (RCA) moyenne.

L'arbre coronaire évaluable soutient cette catégorie et la prise en charge peut être menée en conséquence ; le modificateur N indique seulement qu'une maladie focale n'est pas exclue dans le(s) segment(s) non évaluable(s) — il n'implique pas que l'étude soit non diagnostique.

Artéfact de désalignement (en marches d'escalier) Misalignment (stair-step) artifact#

Autres noms : artéfact en marches d'escalier (traduction de « stairstep », terme de la SCCT 2026), artéfact de transition (terme de la SCCT 2026), stair-step artifact, step artifact (nom que déconseille la terminologie SCCT 2023) déconseillé, artéfact de recalage (« registration artifact », nom que déconseille la terminologie SCCT 2023) déconseillé, misregistration artifact (nom que déconseille la terminologie SCCT 2023) déconseillé

Il s'agit d'un décalage brutal des structures à la limite entre des blocs acquis sur des battements différents, en général en raison d'un rythme irrégulier ou d'une synchronisation ECG incorrecte.

Formulation dans le compte rendu

Artéfact de désalignement en regard de l'interventriculaire antérieure (IVA) moyenne, qui simule une sténose et ne persiste pas sur la reconstruction d'une autre phase.

À ne pas confondre : Si la marche décale aussi le sternum et le rachis, la cause est respiratoire ou corporelle et une autre phase ne la corrige pas ; si elle ne touche que le cœur, elle est généralement liée au rythme ou à la synchronisation ECG et peut être corrigée par une autre phase.

Voir aussi : Artéfact de mouvement · Segment non évaluable (non diagnostique) · Reconstruction multiplanaire et curviligne

Source: SCCT 2026, Image quality, artifacts & pitfalls, c. Motion artifacts, p. 26 · “Transition (stairstep or misalignment) artifacts occur at slab interfaces from different cardiac cycles, typically due to irregular rhythm or incorrect rhythm gating”

Détails

En pratique. On le recherche sur les reconstructions sagittales et coronales, où la marche forme une ligne horizontale qui traverse tout le cœur. Si une pseudo-lésion est suspectée, on reconstruit une autre phase ou on désactive la correction des raccords entre blocs, ce qui montre la limite réelle entre les blocs.

Erreur à éviter. Grader un rétrécissement qui coïncide avec la limite entre deux blocs peut donner un faux positif. Il faut d'abord le confirmer sur une autre phase ou sans la correction des raccords.

Dans d’autres sources. La terminologie standardisée SCCT 2023 recommande « misalignment artifact » (artéfact de désalignement) et déconseille les anciens noms « step », « registration » et « misregistration artifact ». La SCCT 2026 parle d'artéfact de transition, en marches d'escalier ou de désalignement. (Terminologie SCCT 2023, tableau 4)

Dans CCTA Map

La carte n'a pas de commande propre pour cet artéfact. Un segment qui reste ininterprétable est marqué « N », et, avec « ✎ Modifier le brouillon », on remplace la cause générique par « artéfact de désalignement ». Marquer « N » efface la plaque du segment ; la façon de la conserver dans le compte rendu est expliquée dans « Segment non évaluable (non diagnostique) ».

Artéfact de blooming (calcium et stent) Blooming artifact#

Autres noms : effet blooming, moyennage de volume partiel (terme que préfère la terminologie SCCT 2023 pour le phénomène physique ; il englobe aussi les pseudo-lésions aux bifurcations et aux limites entre blocs), effet de volume partiel, blooming artifact

Le moyennage de volume partiel à l'intérieur de chaque voxel rend floue l'interface entre la lumière et le calcium ou le stent. Le matériau dense paraît plus grand et la sténose est surestimée.

Formulation dans le compte rendu

IVA proximale : plaque calcifiée avec sténose sévère (70–99 %) ; le degré peut être surestimé par le blooming calcique.

À ne pas confondre : Si la lumière est visible à travers le calcium, on rapporte le degré le plus élevé visible avec la réserve d'une surestimation ; si le blooming la masque, le segment est non évaluable et la plaque est tout de même décrite.

Voir l’exemple sur la carte (CAD-RADS N/P2/S) →
Limite connue de la carte

marquer « N » pour un blooming efface la plaque calcifiée du segment, qui disparaît du compte rendu ; non corrigé (vérifié sur la carte le 2026-10-08).

Voir aussi : Plaque calcifiée · Durcissement du faisceau · Segment non évaluable (non diagnostique) · Stent évaluable et non évaluable

Source: SCCT 2026, Image quality, artifacts & pitfalls, e. Blooming artifact ; tableau 5, p. 27 et 51 · “Blooming artifact results from partial volume averaging within a voxel, causing blurring at interfaces between coronary arteries and calcified plaques or stents and leading to overestimation of luminal stenosis”

Détails

En pratique. On revoit des coupes fines avec un filtre de reconstruction plus dur ou des images monoénergétiques de haute énergie, si elles sont disponibles. Sur un calcium dense, on rapporte le degré le plus élevé visible, avec la réserve d'une possible surestimation. Un stent dont la lumière n'est pas visible est rapporté comme non évaluable pour la resténose.

Erreur à éviter. Mesurer la sténose sur un calcium dense avec le fenêtrage habituel majore le blooming. Pour cette mesure, on élargit la fenêtre jusqu'à distinguer le bord du calcium.

Dans d’autres sources. La terminologie standardisée SCCT 2023 préfère « partial volume averaging » (moyennage de volume partiel) et considère « calcium blooming » comme un ancien nom non recommandé. La SCCT 2026 et le CAD-RADS 2.0 conservent « blooming », terme qu'emploie le glossaire. (Terminologie SCCT 2023, tableau 4)

Dans CCTA Map

Avec une plaque « Calcifiée » de 50 à 99 %, le modèle ajoute « degré potentiellement surestimé par le blooming calcique », y compris à la plaque voisine d'un stent dans le même segment. Dans la conclusion, il suggère une FFR dérivée du scanner (CT-FFR) ou un test fonctionnel si la prise en charge dépend du degré ; si le patient a un stent ou un pontage, il ne suggère qu'un test fonctionnel, et si ce territoire a déjà un résultat de CT-FFR ou de CTP, il ne répète pas la suggestion. Un stent marqué « N » est rédigé « stent non évaluable pour la resténose en raison d'un artéfact ou d'un petit calibre ». Limitation de la carte : marquer « N » efface la plaque du segment, sauf un stent ; une plaque calcifiée dont la lumière ne peut pas être gradée à cause du blooming disparaît donc du compte rendu. La façon de la conserver est expliquée dans « Segment non évaluable (non diagnostique) ».

Texte exact du modèle de compte rendu de la carte

Interventriculaire antérieure (LAD): segment proximal: stent non évaluable pour la resténose en raison d'un artéfact ou d'un petit calibre; reste du vaisseau sans lésions. Branches D1, D2: pas de lésions.

Circonflexe (LCX): segment proximal: plaque calcifiée, sténose minime (1-24%); reste du vaisseau sans lésions. Branches OM1, OM2: pas de lésions.

Coronaire droite (RCA): segment proximal: plaque calcifiée, sténose légère (25-49%); segment moyen: plaque calcifiée, sténose minime (1-24%); reste du vaisseau sans lésions. Branches AM, PDA, PL: pas de lésions.

Conclusion Étude non diagnostique pour la coronaropathie obstructive. Catégorie CAD-RADS N/P2/S.

Maladie non obstructive dans LCX et RCA.

L'angioscanner coronaire a une précision limitée pour la resténose des stents de petit calibre (environ <3 mm) ; envisager une imagerie fonctionnelle ou une coronarographie invasive en cas de suspicion clinique.

Segments non évaluables : interventriculaire antérieure (LAD) proximale.

Aucun grade numérique de sténose n'est attribué : l'angioscanner coronaire ne peut pas guider la prise en charge dans ce contexte et une coronaropathie obstructive ne peut pas être exclue. Envisager une évaluation complémentaire ou alternative (nouvel angioscanner coronaire, imagerie fonctionnelle/de stress ou coronarographie invasive).

Schéma du blooming : une sténose réelle de 40 % est mesurée à 60 % sur un calcium, et un stent montre une lumière apparente réduite
Figure 1. Le moyennage de volume partiel étend l'atténuation du calcium et des mailles du stent aux voxels voisins et rétrécit la lumière apparente. Dans l'exemple, une sténose réelle de 40 % est mesurée à 60 % et passe de légère à modérée.

Durcissement du faisceau Beam-hardening artifact#

Autres noms : artéfact de durcissement du faisceau, beam-hardening artifact, artéfact en stries (nom que la terminologie SCCT 2023 déconseille pour le durcissement du faisceau) déconseillé

Le métal, le calcium et le contraste dense absorbent surtout les photons de basse énergie. À leur contact apparaissent des zones ou des bandes hypodenses qui peuvent simuler une plaque non calcifiée ou un défaut de perfusion.

Formulation dans le compte rendu

Coronaire droite (CD) proximale : plaque calcifiée, avec une bande hypodense adjacente qui diminue sur les images monoénergétiques de haute énergie, compatible avec un durcissement du faisceau.

À ne pas confondre : Le blooming agrandit le calcium ou les mailles du stent et surestime la sténose ; le durcissement du faisceau laisse à leur contact des zones hypodenses qui simulent une plaque non calcifiée ou une hyperplasie intra-stent.

Voir aussi : Artéfact de blooming (calcium et stent) · Plaque partiellement calcifiée · Resténose intra-stent · Modificateur I avec la perfusion myocardique au scanner

Source: SCCT 2026, Image quality, artifacts & pitfalls, d. Beam hardening and metallic artifacts ; myocarde, p. 27 et 31 · “Beam-hardening artifacts arise from preferential attenuation of low-energy photons by metal, calcium, or dense contrast, producing low-attenuation areas or streaks adjacent to bright artifacts”

Détails

En pratique. On le suspecte si l'hypoatténuation part d'un calcium, d'un métal ou d'un contraste dense. On revoit d'autres phases, un niveau plus élevé de reconstruction itérative ou des images monoénergétiques de haute énergie. Dans le myocarde, il s'observe surtout à la paroi inférolatérale basale et à l'apex.

Erreur à éviter. Qualifier de composante non calcifiée la bande hypodense voisine du calcium change le type de plaque. Si elle varie d'une phase à l'autre ou diminue à haute énergie, elle oriente vers un artéfact.

Dans d’autres sources. La terminologie standardisée SCCT 2023 déconseille d'appeler le durcissement du faisceau « streak artifact » (artéfact en stries). La SCCT 2026 décrit à part l'artéfact métallique, qui produit des stries claires et sombres. (Terminologie SCCT 2023, tableau 4)

Dans CCTA Map

La carte n'enregistre pas cet artéfact. Si la bande se révèle être un artéfact, la plaque est marquée « Calcifiée », et l'éditeur retire de cette plaque les marqueurs « Faible atténuation » et « Anneau de serviette » et désactive leurs boutons.

Bruit d'image Image noise#

Autres noms : bruit quantique, bruit, image noise

Lorsque les photons sont peu nombreux, l'image prend une texture granuleuse avec des stries claires et sombres aléatoires. Un bruit excessif masque le détail des tissus mous, en particulier de la plaque non calcifiée.

Formulation dans le compte rendu

Bruit d'image excessif lié à la corpulence, qui limite la détection de la plaque non calcifiée.

Voir aussi : Plaque non calcifiée · Qualité globale de l'examen · Segment non évaluable (non diagnostique) · Non évalué, non évaluable et absence démontrée

Source: SCCT 2026, Image quality, artifacts & pitfalls, a. Excessive noise ; tableau 4, p. 25 et 50 · “Image noise from low photon counts appears as granular texture with random bright and dark streaks.”

Détails

En pratique. Il est généralement dû à l'obésité, à un milliampérage ou à un kilovoltage trop bas pour la corpulence du patient, ou à une phase reconstruite avec un milliampérage réduit par la modulation synchronisée à l'ECG. On le réduit par des coupes plus épaisses, un filtre plus doux ou davantage de reconstruction itérative, au prix de la résolution spatiale.

Erreur à éviter. Considérer comme normal un segment bruité sans plaque visible est une erreur, car le bruit masque la plaque non calcifiée. Si elle ne peut pas être exclue, la limitation est rapportée.

Dans d’autres sources. La SCCT 2014 permettait de mesurer le bruit comme l'écart type des unités Hounsfield (UH) dans une région de tissu homogène. Elle acceptait aussi de le rapporter comme léger, modéré ou sévère, tout en reconnaissant que ces degrés ne sont pas standardisés. (SCCT 2014, section 10.6.1)

Dans CCTA Map

Le bruit n'a pas de commande propre. Il s'exprime par le sélecteur « Qualité » du « Brouillon de compte rendu » et, s'il empêche d'interpréter un segment, ce segment est marqué avec le bouton « N » de l'éditeur. Avec « non diagnostique » et sans segment marqué « N », la carte applique la règle de N à tout l'examen, comme l'explique « Qualité globale de l'examen ». Marquer « N » efface la plaque du segment ; la façon de la conserver dans le compte rendu est expliquée dans « Segment non évaluable (non diagnostique) ».

Opacification luminale insuffisante ou hétérogène Suboptimal contrast enhancement#

Autres noms : opacification sous-optimale, rehaussement sous-optimal, suboptimal contrast enhancement

L'opacification est insuffisante lorsque le contraste rehausse peu la lumière, en raison de la corpulence, d'une circulation lente, de la technique d'injection ou d'une extravasation. Le mélange du contraste peut simuler une plaque non calcifiée ou une sténose.

Formulation dans le compte rendu

Interventriculaire antérieure (IVA) distale non évaluable en raison d'une opacification luminale insuffisante.

À ne pas confondre : Le mélange de contraste varie d'une phase à l'autre et ne s'accompagne pas d'un épaississement pariétal ; la plaque non calcifiée épaissit la paroi et persiste sur toutes les phases.

Voir aussi : Plaque non calcifiée · Segment non évaluable (non diagnostique) · Qualité globale de l'examen

Source: SCCT 2026, Image quality, artifacts & pitfalls, b. Suboptimal contrast enhancement, et g. False positive findings, p. 25 et 28 · “Suboptimal contrast enhancement, contrast mixing, and flow artifacts can mimic non-calcified plaque or luminal stenosis”

Détails

En pratique. Une zone douteuse est revue sur d'autres phases, avec un autre fenêtrage et en coupes plus épaisses, pour voir s'il existe une paroi épaissie ou seulement une lumière peu dense. Les images monoénergétiques de basse énergie augmentent le rehaussement de la lumière.

Erreur à éviter. Considérer comme indemne de plaque un segment distal mal opacifié. Si la lumière n'est pas visible, le segment est non évaluable et il est nommé avec sa cause.

Dans d’autres sources. Les recommandations d'acquisition SCCT 2016 considèrent qu'une image optimale exige une opacification intra-artérielle supérieure à 250 unités Hounsfield (UH). La SCCT 2026 ne fixe pas de seuil chiffré pour qualifier l'opacification d'insuffisante. (SCCT 2016 (acquisition), section 4.12.1)

Dans CCTA Map

L'opacification n'est pas enregistrée séparément. Elle se reflète dans le sélecteur « Qualité » du « Brouillon de compte rendu », et un segment qui ne peut pas être interprété faute de rehaussement est marqué avec le bouton « N » de l'éditeur. Avec « non diagnostique » et sans segment marqué « N », la carte applique la règle de N à tout l'examen, comme l'explique « Qualité globale de l'examen ». Marquer « N » efface la plaque du segment ; la façon de la conserver dans le compte rendu est expliquée dans « Segment non évaluable (non diagnostique) ».

Reconstruction multiplanaire et curviligne Multiplanar and curved multiplanar reformat MPR · CPR#

Autres noms : reformatage multiplanaire (traduction de « multiplanar reformat », nom que recommandent la terminologie SCCT 2023 et la SCCT 2026), reconstruction curviligne, MPR curviligne (« curved MPR » dans la SCCT 2026), CMPR (sigle de la SCCT 2026 ; la terminologie SCCT 2023 écrit cMPR), curved planar reformat (CPR) (nom RadLex repris par la terminologie SCCT 2023 ; d'où le sigle CPR), reconstruction étirée (« straightened MPR », sMPR, variante de la reconstruction curviligne qui montre le vaisseau rectiligne)

La reconstruction multiplanaire (MPR) montre le volume acquis dans n'importe quel plan, et la reconstruction curviligne (CPR) suit la ligne centrale de l'artère pour déployer tout son trajet sur une seule image longitudinale, qui peut tourner à 360° autour de cet axe. La coupe transversale, ou petit axe du vaisseau, est perpendiculaire à la ligne centrale ; elle couvre la lumière et la paroi sur toute leur circonférence et c'est généralement le plan qui montre le mieux la taille et la composition de la plaque.

Formulation dans le compte rendu

Les coupes axiales et les reconstructions multiplanaires obliques, curvilignes et en petit axe de chaque artère ont été analysées.

À ne pas confondre : La coupe axiale, que la SCCT 2026 appelle aussi « transverse », est le plan du corps dans lequel l'acquisition est reconstruite ; la coupe transversale du vaisseau est perpendiculaire à sa ligne centrale et ne coïncide avec la coupe axiale que là où l'artère a un trajet craniocaudal.

Voir aussi : Sténose en diamètre · Excentrique et concentrique · Plaque non calcifiée · Projection d'intensité maximale et minimale

Source: SCCT 2026, formats d'image, b. Multiplanar reformats et c. Curved and straightened MPR, p. 8–9 ; interprétation coronaire, p. 11 ; plaque athéroscléreuse, p. 13 ; gradation qualitative et quantitative de la sténose, p. 15–16 ; faux négatifs, faux positifs et surestimation, p. 28–29 · “Attention should be paid to post-processing artifacts including centerline misregistration, which can result in false-positive stenosis.”

Détails

En pratique. La sténose est évaluée sur la coupe transversale et sur au moins deux plans longitudinaux perpendiculaires entre eux, et la lumière est comparée à celle d'un segment normal de référence. Une erreur de ligne centrale peut créer une fausse sténose ; avant de rapporter un rétrécissement vu sur la reconstruction curviligne, on vérifie donc que la ligne passe par le centre de la lumière sur ce trajet et que le rétrécissement persiste sur la coupe transversale, dans un autre plan et sur les autres phases reconstruites. La reconstruction étirée (sMPR) montre le vaisseau rectiligne et aide à localiser la sténose la plus sévère ; les logiciels de quantification mesurent diamètres et surfaces sur des coupes transversales issues de celle-ci ou d'une MPR double oblique orthogonale. Les plans coronal et sagittal aident à reconnaître les artéfacts, comme la marche du désalignement.

Erreur à éviter. Grader la sténose uniquement sur la reconstruction curviligne automatique. Si la ligne centrale s'écarte du centre de la lumière, la reconstruction coupe l'artère hors de son axe et peut montrer une sténose qui n'existe pas ; de plus, un seul plan longitudinal peut sous-estimer une sténose excentrique.

Dans d’autres sources. La terminologie standardisée SCCT 2023 recommande « multiplanar reformat » (MPR) et « curved multiplanar reformat » (cMPR), considère « curved multiplanar reconstruction » comme un ancien nom non recommandé et réserve « reconstruction » au calcul des images à partir des projections acquises ; le glossaire conserve « reconstruction », comme dans ses autres entrées. Dans l'étude d'Anders 2011, citée par la SCCT 2026, l'extraction semi-automatique du vaisseau avec reconstruction curviligne n'a pas amélioré la précision par rapport à la MPR interactive, et les auteurs déconseillent d'utiliser seule la reconstruction curviligne automatique, en particulier aux lecteurs peu expérimentés. (Terminologie SCCT 2023, tableau 3 ; Anders 2011, Eur J Radiol, résumé)

Formats d'image du coroscanner : ce que montre chacun, à quoi il sert et quelle est sa limite.
FormatCe qu'il montreÀ quoi il sertLimite ou précaution
AxialLes coupes natives, avec la meilleure résolution spatiale et la meilleure fidélité des niveaux de grisParcourir tout le volume ; à 120 kVp, la fenêtre part d'un niveau de 300 et d'une largeur de 800, puis s'adapte à la corpulence, au calcium et au rehaussement du contrasteUn vaisseau tortueux est difficile à suivre
MPR oblique et transversaleLe volume dans n'importe quel plan, avec la coupe la plus fine disponible (par exemple 0,6 ou 0,4 mm)Suivre le vaisseau et voir la plaque et son effet sur la lumière et la paroiLa sténose se confirme sur la coupe transversale et sur deux plans longitudinaux perpendiculaires
Curviligne (CPR)Tout le trajet du vaisseau sur une image longitudinale qui tourne à 360°Suivre les vaisseaux tortueux et obtenir des coupes longitudinales et transversales en tout pointUne erreur de ligne centrale crée de fausses sténoses, et un seul plan peut sous-estimer la sténose excentrique
Étirée (sMPR)Le vaisseau transformé en ligne droiteLocaliser la sténose la plus sévère, évaluer la plaque et la graisse péricoronaire, et quantifierDérive de la reconstruction curviligne ; sa ligne centrale doit donc aussi être vérifiée
MIPLe voxel de plus forte atténuation sur chaque ligne de vue : la lumière opacifiée et le calciumEn blocs de 5 à 10 mm, origine, trajet et localisation des lésions ; en coupe fine, lésions qui passent inaperçuesNe sert pas à grader : sous-estime la plaque non calcifiée, surestime la plaque calcifiée et masque les défauts de perfusion
MinIPLe voxel de plus faible atténuationDéfauts de perfusion du myocarde et valvesLa SCCT 2026 ne la mentionne que pour le myocarde et les valves
Volume 3D (VRT)Une image tridimensionnelle de l'anatomieAnomalies coronaires, pontages, cardiopathies congénitales, planification des procédures et localisation des sténosesNe quantifie pas la sténose, évalue mal la plaque calcifiée et ne montre pas la plaque non calcifiée

Source: SCCT 2026, « CCTA image formats », points a–e et h, p. 7–11 ; gradation quantitative, p. 16 ; faux négatifs, p. 28 ; myocarde, p. 31

Dans CCTA Map

La carte n'affiche ni images ni reconstructions : on y marque ce que le radiologue a déjà évalué sur la console, et elle n'enregistre pas le plan sur lequel chaque sténose a été gradée. Le degré choisi avec les boutons 0–5 de « Sévérité » ou avec le curseur « Grade de sténose » doit être celui qui a été confirmé sur la coupe transversale et sur deux plans longitudinaux.

Projection d'intensité maximale et minimale Maximum and minimum intensity projection MIP · MinIP#

Autres noms : projection d'intensité maximale, projection d'intensité minimale, MIP en coupe fine (« thin-slab MIP », bloc de quelques millimètres), MiniP (graphie du sigle dans la section myocarde de la SCCT 2026)

La projection d'intensité maximale (MIP) montre, sur chaque ligne de vue traversant un bloc de l'épaisseur choisie, le voxel de plus forte atténuation, et la projection d'intensité minimale (MinIP), celui de plus faible atténuation. La MIP met en valeur la lumière opacifiée et le calcium ; la MinIP met en valeur ce qui est hypodense, comme un défaut de perfusion myocardique. La MIP perd l'information d'atténuation en profondeur et n'est pas fiable pour grader une sténose.

Formulation dans le compte rendu

Zone hypoatténuée sous-endocardique du segment inférieur médian du ventricule gauche, visible sur les reconstructions MinIP en petit axe avec une fenêtre étroite.

Condition de l’exemple : L'hypoatténuation persiste sur plusieurs phases du cycle ; si elle apparaît, disparaît ou se déplace d'une phase à l'autre, elle oriente vers un artéfact, comme le durcissement du faisceau.

À ne pas confondre : Pour une même épaisseur de bloc, la MIP montre le voxel le plus dense et masque un défaut de perfusion, la MinIP montre le moins dense et le met en évidence, et la MPR moyennée montre l'atténuation moyenne.

Voir aussi : Reconstruction multiplanaire et curviligne · Modificateur I avec la perfusion myocardique au scanner · Durcissement du faisceau · Anastomoses proximale et distale, et lit d'aval

Source: SCCT 2026, formats d'image, d. Maximal intensity projection et h. Other image types, p. 9 et 11 ; faux négatifs et faux positifs, p. 28 ; myocarde, p. 30–31. Terminologie SCCT 2023, tableau 3 · “MIP should not be interpreted in isolation because it lacks in-depth attenuation information and is unreliable for stenosis assessment, underestimating noncalcified plaque and overestimating calcified disease”

Détails

En pratique. La SCCT 2026 propose des blocs de MIP de 5 à 10 mm pour suivre de longs trajets avec peu de bruit et montrer l'origine, le trajet et la localisation des lésions. La MIP en coupe fine aide à trouver les lésions qui passent inaperçues près des bifurcations, dans les petits vaisseaux et en aval de l'anastomose d'un pontage, et à clarifier une sténose apparente dans un vaisseau tortueux ou coudé. Ce qui est vu en MIP est ensuite gradé en MPR en coupe fine. Dans le myocarde, la perfusion s'évalue mieux dans plusieurs plans (petit axe, quatre et deux cavités), avec des MPR moyennées de 5 à 8 mm ou une MinIP et une fenêtre étroite, par exemple de largeur 200 et de niveau 100 unités Hounsfield (UH) ; la MinIP sert aussi à évaluer les valves.

Erreur à éviter. Grader une sténose sur la MIP ou y rechercher des défauts de perfusion. La SCCT 2026 rappelle que la MIP sous-estime la plaque non calcifiée, surestime la plaque calcifiée et ne doit pas être interprétée isolément, et qu'il faut l'éviter dans le myocarde, car elle masque les défauts.

Dans d’autres sources. Karlo 2012, revue que la SCCT 2026 cite pour les faux négatifs et les faux positifs, décrit la MIP comme une image proche de l'angiographie, utilise des blocs de 3 à 5 mm pour localiser les plaques et déconseille ceux de plus de 10 mm, qui peuvent masquer des lésions ou créer des faux positifs par le calcium pariétal ou des stents voisins. Dans la SCCT 2021, la perfusion de premier passage est analysée en MinIP de 8 mm en petit axe avec une fenêtre étroite, et le rehaussement tardif, où la cicatrice retient l'iode et paraît plus dense, en MPR épaisses de 5 ou 10 mm ou en MIP. (Karlo 2012, Insights Imaging, « Post-processing » et « Evaluation of coronary arteries: step one » ; SCCT 2021, section 4.8, p. 208)

Dans CCTA Map

La carte n'affiche pas d'images et n'enregistre pas la reconstruction sur laquelle une anomalie a été vue. Une zone hypoatténuée du myocarde sur un coroscanner de repos n'a pas de champ propre : elle se décrit avec « ✎ Modifier le brouillon », et le brouillon modifié ne se met plus à jour avec la carte. La section « Ischémie fonctionnelle (I) » de « Modificateurs P · I ▾ » ne recueille que le résultat d'une FFR dérivée du scanner (CT-FFR) ou d'une perfusion myocardique de stress au scanner, dans les modalités « CT-FFR » et « CTP ».

Auto-évaluation

Questions courtes pour vérifier l’essentiel. La réponse apparaît après le choix d’une option.

1La coronaire droite (CD) moyenne reste floue en raison du mouvement après revue de toutes les phases reconstruites, et le reste de l'arbre coronaire est bien interprétable. Selon la SCCT 2026, que doit mentionner le compte rendu ?

2Sur la reconstruction curviligne, l'interventriculaire antérieure (IVA) distale montre un rétrécissement à bords rectilignes. Sur le plan sagittal, à ce niveau, une ligne horizontale décale le contour du cœur, mais le sternum et le rachis restent continus. Quelle est l'explication la plus probable ?

3Une plaque densément calcifiée de l'IVA proximale entraîne une sténose qui, avec une fenêtre large et un filtre plus dur, paraît toujours d'environ 75 %. Comment la rapporter selon la SCCT 2026 ?

4Au contact d'un nodule calcique dense de la CD proximale se trouve une bande hypodense. Sur une autre phase, elle change de forme et, sur la reconstruction monoénergétique de haute énergie, elle disparaît presque. Que représente-t-elle ?

5Chez un patient dont l'IMC est de 45, l'examen présente une texture granuleuse qui gêne la visualisation de la paroi artérielle. Quel changement de reconstruction réduit le bruit ?

Références

  1. Rajiah PS, Alkadhi H, Andreini D, Bullock-Palmer RP, Chinnaiyan K, Chow B, et al. Interpretation and reporting of coronary computed tomographic angiography (2026 update): an expert consensus document of the Society of Cardiovascular Computed Tomography (SCCT). J Cardiovasc Comput Tomogr. 2026. Sous presse. doi:10.1016/j.jcct.2026.08.014 Les pages citées correspondent au PDF préliminaire (journal pre-proof).
  2. Cury RC, Leipsic J, Abbara S, Achenbach S, Berman D, Bittencourt M, et al. CAD-RADS 2.0 - 2022 Coronary Artery Disease-Reporting and Data System: an expert consensus document of the SCCT, ACC, ACR and NASCI. J Cardiovasc Comput Tomogr. 2022;16(6):536-57. doi:10.1016/j.jcct.2022.07.002
  3. Koweek L, Achenbach S, Berman DS, Carr JJ, Cury RC, Ghoshhajra B, et al. Standardized medical terminology for cardiac computed tomography 2023 update: an expert consensus document of the SCCT, AAPM, ACR, NASCI and RSNA. J Cardiovasc Comput Tomogr. 2023;17(5):345-54. doi:10.1016/j.jcct.2023.06.002
  4. Narula J, Chandrashekhar Y, Ahmadi A, Abbara S, Berman DS, Blankstein R, et al. SCCT 2021 expert consensus document on coronary computed tomographic angiography: a report of the Society of Cardiovascular Computed Tomography. J Cardiovasc Comput Tomogr. 2021;15(3):192-217. doi:10.1016/j.jcct.2020.11.001
  5. Neves PO, Andrade J, Monção H. Coronary artery calcium score: current status. Radiol Bras. 2017;50(3):182-9.
  6. Tamburino C, Tomasello SD, Capodanno D, Di Salvo ME, Marzà F, Galassi AR. Long-term follow-up after drug eluting stent implantation in left main trifurcations. EuroIntervention. 2009;5(4):432-7. doi:10.4244/eijv5i4a68
  7. Kovacevic M, Burzotta F, Elharty S, Besis G, Aurigemma C, Romagnoli E, et al. Left main trifurcation and its percutaneous treatment: what is known so far? Circ Cardiovasc Interv. 2021;14(3):e009872. doi:10.1161/CIRCINTERVENTIONS.120.009872
  8. Kim C, Park CH, Lee BY, et al. 2024 consensus statement on coronary stenosis and plaque evaluation in CT angiography from the Asian Society of Cardiovascular Imaging-Practical Tutorial (ASCI-PT). Korean J Radiol. 2024;25(4):331-42. doi:10.3348/kjr.2024.0112

Sources des notes « Dans d’autres sources »

  1. Leipsic J, Abbara S, Achenbach S, Cury R, Earls JP, Mancini GBJ, et al. SCCT guidelines for the interpretation and reporting of coronary CT angiography: a report of the Society of Cardiovascular Computed Tomography Guidelines Committee. J Cardiovasc Comput Tomogr. 2014;8(5):342-58. doi:10.1016/j.jcct.2014.07.003
  2. Cury RC, Abbara S, Achenbach S, et al. CAD-RADS: Coronary Artery Disease – Reporting and Data System. J Cardiovasc Comput Tomogr. 2016;10(4):269-81. doi:10.1016/j.jcct.2016.04.005
  3. Nieman K, García-García HM, Hideo-Kajita A, et al. Standards for quantitative assessments by coronary computed tomography angiography (CCTA): an expert consensus document of the SCCT. J Cardiovasc Comput Tomogr. 2024;18(5):429-43. doi:10.1016/j.jcct.2024.05.232
  4. Koweek L, Achenbach S, Berman DS, et al. Standardized medical terminology for cardiac computed tomography 2023 update: an expert consensus document of the Society of Cardiovascular Computed Tomography (SCCT), American Association of Physicists in Medicine (AAPM), American College of Radiology (ACR), North American Society for Cardiovascular Imaging (NASCI), and Radiological Society of North America (RSNA). Radiol Cardiothorac Imaging. 2023;5(4):e230167. doi:10.1148/ryct.230167
  5. Abbara S, Blanke P, Maroules CD, et al. SCCT guidelines for the performance and acquisition of coronary computed tomographic angiography: a report of the Society of Cardiovascular Computed Tomography Guidelines Committee. Endorsed by the North American Society for Cardiovascular Imaging (NASCI). J Cardiovasc Comput Tomogr. 2016;10(6):435-49. doi:10.1016/j.jcct.2016.10.002