Anatomie coronaire et nomenclature des segments (SCCT 2026)
Dr David F. Cuevas Cueto · Mis à jour le 27 septembre 2026 · Sources : SCCT 2026 et CAD-RADS 2.0
Les segments coronaires suivent le Tableau 1 du consensus SCCT 2026, qui adapte le modèle de segmentation de l'AHA. Le numéro de segment sert à ordonner la lecture, mais le compte rendu emploie toujours le nom anatomique.
L’essentiel
Les limites des segments sont fixées par des repères anatomiques et non par des tiers de longueur : dans l'IVA, la première grosse branche septale et la moitié du trajet jusqu'à l'apex ; dans la Cx, l'origine de l'OM1 ; dans la CD, le bord aigu et la moitié du trajet jusqu'à lui.
Dans la SCCT 2026, que suit ce glossaire, la dominance est définie par l'origine de l'interventriculaire postérieure, et non par le calibre de la CD, et elle est mentionnée dans les résultats.
La bissectrice n'existe que si le tronc se trifurque ; s'il se bifurque, une branche qui naît haut est une diagonale ou une marginale selon son vaisseau d'origine.
Une lésion focale à la jonction de deux segments, bifurcation comprise, n'est notée que dans le segment précédent, le plus proximal ; une plaque longue qui occupe les deux segments est notée dans les deux.
Dans un examen de bonne qualité, toutes les branches de 1,5 mm ou plus sont évaluées (de 2,0 mm ou plus si la qualité est standard) ; si un segment de 1,5 mm ou plus n'est pas interprétable, on le nomme et on en indique la raison.
Touchez un segment ou son numéro pour afficher son nom et ses limites.
Figure 1. Arbre coronaire de la carte avec la numérotation du Tableau 1 de la SCCT 2026. Le sélecteur montre quelles branches postérieures existent selon la dominance. La bissectrice (17) est en trait discontinu, car elle n'existe que si le tronc se trifurque, et la marginale aiguë (MA) n'a pas de numéro dans la recommandation.
Tableau 1. Segments coronaires selon le Tableau 1 du consensus SCCT 2026. La marginale aiguë est décrite dans le texte de la recommandation (p. 12) et n'a pas de numéro.
N°
Abréviation
Segment
Limite selon le Tableau 1
1
pRCA
CD proximale
De l'ostium de la CD à la moitié de la distance jusqu'au bord aigu du ventricule droit (peut coïncider avec l'origine d'une branche ventriculaire droite).
2
mRCA
CD moyenne
De la fin de la CD proximale au bord aigu du ventricule droit (peut coïncider avec l'origine de la marginale aiguë).
3
dRCA
CD distale
De la fin de la CD moyenne à l'origine de l'IVP droite (ou au sillon interventriculaire en l'absence d'IVP droite).
4
R-PDA
IVP droite (R-PDA)
Branche de la CD qui suit le sillon interventriculaire postérieur.
5
LM
Tronc commun gauche (TC)
De l'ostium du TC à sa bifurcation en IVA et Cx, ou à sa trifurcation en IVA, Cx et bissectrice.
6
pLAD
IVA proximale
De la fin du TC à la première grosse branche septale.
7
mLAD
IVA moyenne
De la fin de l'IVA proximale à la moitié de la distance jusqu'à l'apex.
8
dLAD
IVA distale
De la fin de l'IVA moyenne à la terminaison de l'IVA.
9
D1
Première diagonale (D1)
La première des deux plus grosses branches diagonales qui parcourent la paroi antérolatérale du ventricule gauche.
10
D2
Deuxième diagonale (D2)
La deuxième des deux plus grosses branches diagonales.
11
pLCx
Cx proximale
De la fin du TC à l'origine de l'OM1.
12
OM1
Première marginale (OM1)
Première branche de la Cx qui parcourt la paroi latérale du ventricule gauche.
13
dLCx
Cx distale (« circonflexe (LCX) médio-distale » sur la carte)
Reste de la Cx dans le sillon auriculoventriculaire, en aval de l'OM1.
14
OM2
Deuxième marginale (OM2)
Deuxième branche de la Cx qui parcourt la paroi latérale du ventricule gauche.
15
L-PDA
IVP gauche (L-PDA)
IVP née de la Cx, qui suit le sillon interventriculaire postérieur.
16
R-PL
PL droite (« RVP D » sur la carte)
Branche postéro-latérale de la CD qui croise le sillon interventriculaire postérieur.
17
RI
Bissectrice (RI)
Troisième vaisseau (trifurcation) né du TC entre l'IVA et la Cx.
18
L-PL
PL gauche (« RVP G » sur la carte)
Branche de la Cx qui parcourt la paroi postéro-latérale du ventricule gauche.
Source: SCCT 2026, Tableau 1, p. 47 (traduction).
Modèle de segmentation coronaire de la SCCT (18 segments) SCCT coronary artery segmentation model (18 segments)#
Autres noms :segmentation coronaire, modèle à 18 segments, segmentation AHA modifiée, SCCT coronary artery segmentation model
La SCCT a adapté le modèle de segmentation de l'AHA à l'interprétation du coroscanner (angioscanner coronaire, CCTA). Sa version compte 18 segments. La bissectrice est le segment 17 et la branche postéro-latérale gauche, le segment 18.
À ne pas confondre : le modèle coronaire à 18 segments de la SCCT avec le modèle myocardique à 17 segments de l'AHA, que la SCCT 2026 cite pour attribuer les territoires coronaires (Tableau 2).
Source: SCCT 2026, Tableaux 1 et 5, p. 47 et 51 · “The standard American Heart Association (AHA) coronary artery segmentation model has been adapted for interpreting CCTA with minimal alterations”
Détails
En pratique. Chaque segment est analysé dans des plans longitudinaux et transversaux, et pour chacun on note le type de plaque et le degré de sténose. Le compte rendu emploie le nom anatomique, par exemple l'interventriculaire antérieure (IVA) moyenne, et non le numéro du segment.
Erreur à éviter. Écrire « sténose du segment 7 » dans le compte rendu oblige le médecin traitant à consulter le schéma. La SCCT 2026 recommande d'indiquer la localisation anatomique.
Dans d’autres sources. Le schéma angiographique SYNTAX dérive aussi du modèle de l'AHA, mais compte 16 segments avec des sous-segments, comme 9a ou 12b, et numérote autrement certaines branches : la bissectrice y est le segment 12, et non le 17. (Sianos 2005, SYNTAX, Tableau 1 et Fig. 1, p. 220–221)
Dans CCTA Map
La carte affiche les 18 segments et la marginale aiguë, et les branches postérieures changent selon la dominance choisie. Le modèle de compte rendu nomme chaque segment par sa localisation anatomique, jamais par son numéro.
Tronc commun gauche Left main coronary arteryTC (LM) · segment 5#
Autres noms :tronc commun de la coronaire gauche, TCG, tronc coronaire gauche, left main (LM, LMCA)
Le tronc commun gauche (TC) correspond au segment 5. Il s'étend de son ostium à sa bifurcation en interventriculaire antérieure (IVA) et circonflexe (Cx), ou à sa trifurcation en IVA, Cx et bissectrice.
Formulation dans le compte rendu
Tronc commun : plaque non calcifiée ostiale, responsable d'une sténose légère (25–49 %).
À ne pas confondre : une plaque de la bifurcation qui n'atteint que l'ostium de l'IVA ou de la Cx (elle est notée dans le TC) avec une plaque qui commence après la bifurcation (elle appartient à l'IVA proximale ou à la Cx proximale).
Source: SCCT 2026, Tableau 1, p. 47 · “Ostium of LM to the bifurcation of the LAD and LCx or trifurcation to LAD, LCx and ramus intermedius”
Détails
En pratique. Il est analysé en plans longitudinal et transversal, de l'ostium à la carène de la bifurcation. La recommandation souligne qu'il est difficile de trouver un segment de référence normal dans le tronc. Dans ce cas, la sténose peut être gradée à partir de diamètres de référence normaux.
Erreur à éviter. Noter dans l'IVA proximale une sténose de la bifurcation du TC. Dans le TC, une sténose de 50–99 % est classée CAD-RADS 4B ; dans l'IVA proximale, une sténose de 50–69 % est classée CAD-RADS 3.
Dans d’autres sources. Dans la littérature interventionnelle, le TC est souvent divisé en ostium, corps et partie distale ou de bifurcation. La SCCT 2026 le traite comme un seul segment et recommande d'indiquer la localisation en termes anatomiques, et pas seulement par le numéro. (Dąbrowski 2022, section 2.3.5 ; SCCT 2026, p. 11)
Dans CCTA Map
Le TC a son propre segment sur la carte. Si une sténose de 50–99 % y est marquée, le modèle de compte rendu affiche CAD-RADS 4B, et avec une occlusion totale, CAD-RADS 5.
Absence de tronc commun Absent left main coronary arteryTC absent (absent LM)#
Autres noms :agénésie du tronc commun, naissance séparée de l'IVA et de la Cx, ostia séparés de l'IVA et de la Cx, ostia en double canon de fusil
On parle d'absence de tronc commun gauche (TC) quand l'interventriculaire antérieure (IVA) et la circonflexe (Cx) naissent directement du sinus coronaire gauche, chacune par son propre ostium, sans segment qui les réunisse. Si la coronaire droite (CD) naît normalement, le sinus gauche porte deux ostia et le sinus droit, un seul.
Formulation dans le compte rendu
Absence de tronc commun gauche : l'IVA et la Cx naissent par des ostia séparés du sinus coronaire gauche.
À ne pas confondre : l'absence de tronc commun, où le sinus gauche porte un ostium pour l'IVA et un autre pour la Cx, avec la coronaire unique, où tout l'arbre coronaire naît d'un seul ostium et où l'autre sinus n'en porte aucun.
Source: Ganga 2021, Tableau 1, Résultats et Discussion ; SCCT 2026, Tableau 6, p. 52
Détails
En pratique. Sur des coupes axiales et obliques de la racine aortique, on compte les ostia de chaque sinus, puis on suit chaque artère depuis son ostium. Sans tronc, il n'y a pas de segment 5 : la plaque de l'ostium de l'IVA ou de la Cx est attribuée à son segment proximal. La SCCT 2026 recommande de signaler les variantes anatomiques (Tableau 6, p. 52). Ganga 2021 la considère comme une variante de faible portée clinique, mais utile à connaître avant une chirurgie de revascularisation ou de la racine aortique. En coronarographie invasive, si un seul des deux ostia est cathétérisé, l'autre artère peut sembler occluse ou absente (Singh 2026).
Erreur à éviter. Appeler absence de tronc commun une coronaire unique R-III, où l'IVA et la Cx naissent séparément de la CD proximale et où le sinus gauche n'a pas d'ostium. Un cas publié emploie ce nom dans son titre, puis le classe en R-III de Lipton (Barman 2024).
Dans d’autres sources. Sur 7 694 coroscanners d'adultes, 0,41 % n'avaient pas de tronc commun (Ganga 2021), et sur 3 181, 0,16 % (Karatoprak 2026). Ganga 2021 la range parmi les anomalies d'origine et de trajet, dans un tableau adapté d'Angelini. Le texte du CAD-RADS 2.0 ne la mentionne pas en décrivant le modificateur E. (Ganga 2021, Tableau 1 et Résultats ; Karatoprak 2026, résumé ; CAD-RADS 2.0, section 3.3.6)
Ostia de chaque sinus dans l'absence de tronc commun et dans les anatomies auxquelles on la compare, et onglet d'« Origine des coronaires » où chacune est saisie.
Anatomie
Sinus gauche
Sinus droit
Sur la carte
Normale
TC, qui se divise en IVA et Cx
CD
« Présent », dans « Tronc commun »
Absence de tronc commun
IVA et Cx, chacune avec son ostium
CD
« Absent : ostia séparés » ou « Absent : en double canon de fusil », dans « Tronc commun »
Cx d'origine anormale
TC, qui se poursuit en IVA
CD ; la Cx a son propre ostium ou naît de la CD proximale
« Un vaisseau » : « LCx », avec « Sinus D » ou « De la CD »
Coronaire unique R-III
Pas d'ostium
CD, dont naissent séparément l'IVA et la Cx
« Coronaire unique » : « sinus droit », type III
Coronaire unique L-I ou L-II
TC
Pas d'ostium
« Coronaire unique » : « sinus gauche », type I ou II
Source: Ganga 2021, Tableau 1, et Singh 2026 (absence de tronc commun) ; SCCT 2026, section j, p. 20, et Barman 2024, Discussion (Cx d'origine anormale) ; Al Umairi 2019, Discussion, et Elbadawi 2018, Tableau 1 (coronaire unique) ; onglets vérifiés sur la carte le 2026-10-09.
Dans CCTA Map
Dans le menu « Anatomie ▾ », « Origine des coronaires » comporte l'onglet « Tronc commun », avec quatre options : « Présent », « Absent : ostia séparés », « Absent : en double canon de fusil » (ostia séparés mais contigus) et « Ostium commun, sans tronc » (l'IVA et la Cx sortent d'un seul ostium et se divisent aussitôt). Avec l'une des trois dernières, le TC disparaît de la carte, du compte rendu et de la catégorie ; s'il portait des résultats, la carte demande confirmation, les conserve et les restitue quand il est de nouveau marqué « Présent ». Le bouton de la bissectrice est désactivé. Le modèle de compte rendu décrit la variante dans « Origine et trajet » comme « variante anatomique sans retentissement hémodynamique », n'ajoute pas E et, en l'absence d'autre anomalie, ajoute « Par ailleurs, origine et trajet normaux des artères coronaires ». Avec un TC d'origine anormale, aucune forme d'absence ne peut être choisie ; avec l'IVA ou la Cx d'origine anormale, seule l'option « Absent : ostia séparés » est admise, et avec une coronaire unique, la morphologie est fixée par la variante.
Interventriculaire antérieure proximale, moyenne et distale Proximal, mid and distal left anterior descending arteryIVA (LAD) · segments 6, 7 et 8#
L'interventriculaire antérieure (IVA) proximale va de la fin du tronc commun (TC) à la première grosse branche septale. L'IVA moyenne se poursuit jusqu'à la moitié de la distance à l'apex, et l'IVA distale occupe le reste de l'artère.
Formulation dans le compte rendu
IVA proximale, entre l'origine de la D1 et celle de la première grosse branche septale : plaque non calcifiée responsable d'une sténose légère (25–49 %).
À ne pas confondre : la première grosse branche septale, seule limite de l'IVA proximale dans la SCCT 2026, avec la D1, qui ne marque plus cette limite même si elle naît avant.
Source: SCCT 2026, Tableau 1, p. 47 · “End of LM to the first large septal branch”
Détails
En pratique. Sur la reconstruction curviligne de l'IVA, on repère la première grosse branche septale, où se termine le segment proximal. On estime ensuite la moitié du trajet restant jusqu'à l'apex, qui sépare l'IVA moyenne de l'IVA distale.
Dans d’autres sources. La SCCT 2014 terminait l'IVA proximale à la première grosse branche septale ou à la D1, selon celle qui naissait en premier. Le consensus ASCI-PT 2024 a appliqué cette définition : quand une D1 de plus de 1,5 mm naît très près de l'ostium de l'IVA, il a appelé IVA moyenne la portion qui suit la D1 (accord modéré, 64,7 %). Le glossaire suit la SCCT 2026, qui ne retient que la septale. (SCCT 2014, Annexe 1, p. 358 ; Kim 2024, ASCI-PT, Issue 2)
Dans CCTA Map
La carte divise l'IVA en trois segments. La première septale est dessinée exactement là où se termine l'IVA proximale, mais n'a pas de segment propre.
Texte exact du modèle de compte rendu de la carte
Interventriculaire antérieure (LAD): segment moyen: plaque partiellement calcifiée, sténose modérée (50-69%); reste du vaisseau sans lésions. Branches D1, D2: pas de lésions.
Figure 2. Fin de chaque segment, les artères étant redressées comme sur une reconstruction curviligne. Le trait continu marque une limite à l'origine d'une branche ou au bord aigu ; le trait discontinu, une limite au milieu d'un trajet.
Diagonales D1 et D2 First and second diagonal branchesD1 (9) · D2 (10)#
Autres noms :première diagonale(dans la SCCT 2026, la plus proximale des deux plus grosses diagonales), première et deuxième branches diagonales, Dg1 / Dg2, first diagonal branch
Les diagonales D1 et D2 sont les deux plus grosses diagonales qui parcourent la paroi antérolatérale du ventricule gauche. La D1 est celle des deux qui naît la première, et la D2 la suivante.
À ne pas confondre : la D1, première des deux plus grosses diagonales, avec la première diagonale née de l'interventriculaire antérieure (IVA), qui peut être une petite branche.
Source: SCCT 2026, Tableau 1, p. 47 · “First of the largest two diagonal branches traversing the anterolateral left ventricular wall”
Détails
En pratique. On analyse toutes les diagonales de 1,5 mm ou plus et on retient les deux de plus gros calibre. Parmi elles, celle qui naît le plus en amont est la D1. La recommandation demande aussi de décrire le nombre et la taille des branches.
Dans d’autres sources. La SCCT 2014 et SYNTAX appellent D1 la première diagonale dans l'ordre de naissance, et non la première des deux plus grosses. Dans SYNTAX, la D2 naît de l'interventriculaire antérieure (IVA) distale ou de la jonction avec l'IVA moyenne. (SCCT 2014, Annexe 1, p. 358 ; Sianos 2005, SYNTAX, Fig. 1, p. 221)
Dans CCTA Map
La D1 et la D2 ont chacune leur segment sur la carte. Une troisième diagonale n'a pas de segment propre.
Autres noms :IVA dupliquée(traduction de « duplicated LAD », le synonyme qu'emploie la SCCT 2026), double IVA, IVA divisée (split LAD)(traduction de « split LAD », le nom qu'emploie Ganga 2021), dual LAD
Dans l'interventriculaire antérieure (IVA) double, deux artères occupent le territoire de l'IVA. L'IVA courte naît de la portion commune de l'IVA ou du tronc commun (TC) et se termine haut dans le sillon interventriculaire antérieur. L'IVA longue descend le long du sillon, sur l'un de ses côtés ou dans le septum, et le rejoint dans sa partie distale ; elle naît parfois de la coronaire droite (CD) et passe en avant de la chambre de chasse du ventricule droit.
Formulation dans le compte rendu
IVA double de type I : l'IVA courte naît de la portion commune de l'IVA et se termine haut dans le sillon interventriculaire antérieur ; l'IVA longue descend du côté ventriculaire gauche du sillon et le rejoint dans sa partie distale.
Condition de l’exemple : Uniquement pour le type I. Si l'IVA longue descend du côté ventriculaire droit du sillon, il s'agit d'un type II ; si elle chemine dans le septum, d'un type III ; si elle naît de la CD et l'IVA courte du TC, d'un type IV.
À ne pas confondre : l'IVA longue d'une IVA double, qui rejoint la partie distale du sillon interventriculaire antérieur, avec une grosse diagonale parallèle à l'IVA, qui ne rejoint pas le sillon.
Source: SCCT 2026, texte, anomalies coronaires non athéroscléreuses (section j), p. 21–22 · “A dual (duplicated) LAD is a rare coronary anomaly”
Détails
En pratique. Si l'IVA semble se terminer haut dans le sillon interventriculaire antérieur, on cherche l'IVA longue sur la reconstruction curviligne et sur le rendu volumique : le long du sillon, du côté ventriculaire gauche ou droit, dans le septum ou, si elle naît de la CD, en avant de la chambre de chasse du ventricule droit. Selon la SCCT 2026, les septales naissent de l'IVA courte et les diagonales de l'IVA longue, mais dans le Tableau 1 de Moulton 2013 cela varie selon le type ; il vaut donc mieux préciser de quelle artère naît chaque diagonale. Le Tableau 1 de la SCCT 2026 numérote une seule IVA et ne dit pas comment répartir les segments 6, 7 et 8 entre les deux artères. La recommandation est de localiser les lésions en termes anatomiques, et pas seulement par le numéro de segment (p. 11) ; ici, cela revient à nommer l'IVA courte ou l'IVA longue et sa portion.
Erreur à éviter. Conclure à une occlusion de l'IVA moyenne sans avoir cherché l'IVA longue, alors que l'artère qui se termine haut dans le sillon est l'IVA courte. La SCCT 2026 met en garde contre cette erreur, surtout quand l'IVA longue naît de la CD.
Dans d’autres sources. La SCCT 2026 mentionne d'autres variantes et cite un type X (Celik 2015), et le tableau élargi de Maggialetti 2023 va jusqu'au type XIII, avec deux IVA longues. Les fréquences publiées varient beaucoup : 0,07 % sur 7 694 coroscanners (Ganga 2021) et 5,96 % sur 2 080 (Maggialetti 2023), où un quart des cas était de type XIII. (SCCT 2026, p. 22 et référence 93 ; Maggialetti 2023, Tableau 1 et Résultats ; Ganga 2021, Résultats et Discussion)
Types classiques d'IVA double. La SCCT 2026 décrit ces quatre formes sans les numéroter ; la numérotation est celle de Spindola-Franco (1983).
Type
IVA courte
IVA longue
I
Naît de la portion commune de l'IVA et se termine haut dans le sillon interventriculaire antérieur
Naît de la portion commune de l'IVA, descend du côté ventriculaire gauche du sillon et le rejoint dans sa partie distale
II
Comme dans le type I
Naît de la portion commune de l'IVA, descend du côté ventriculaire droit du sillon et le rejoint dans sa partie distale
III
Comme dans le type I
Naît de la portion commune de l'IVA, chemine sur une partie de son trajet dans le septum et rejoint le sillon dans sa partie distale
IV
Naît du TC et se termine haut dans le sillon
Naît de la CD, passe en avant de la chambre de chasse du ventricule droit (trajet prépulmonaire) et rejoint la partie distale du sillon
Source: SCCT 2026, texte, anomalies coronaires non athéroscléreuses (section j), p. 21–22 (les quatre formes) ; Moulton 2013, Tableau 1, et Maggialetti 2023, Tableau 1 (numérotation de Spindola-Franco 1983, dont l'original n'a pas pu être consulté).
Dans CCTA Map
La carte dessine une seule IVA, avec les segments « interventriculaire antérieure (LAD) proximale », « interventriculaire antérieure (LAD) moyenne » et « interventriculaire antérieure (LAD) distale », et ne représente pas l'IVA double. Dans le menu « Anatomie ▾ », « Origine des coronaires », l'onglet « Un vaisseau » propose l'origine « De la CD », qui fait naître toute l'IVA de la CD et laisse le TC comme un seul vaisseau qui se poursuit en Cx. Elle ne représente donc pas non plus le type IV, où l'IVA courte naît toujours du TC. La variante et l'artère de chaque lésion se rédigent avec « ✎ Modifier le brouillon ».
Autres noms :artère bissectrice, branche intermédiaire, ramus intermedius, ramus
La bissectrice naît directement du tronc commun gauche (TC), entre l'interventriculaire antérieure (IVA) et la circonflexe (Cx), quand le tronc se trifurque au lieu de se bifurquer. Dans la numérotation de la SCCT, c'est le segment 17.
Formulation dans le compte rendu
Le TC se trifurque en IVA, bissectrice et Cx.
À ne pas confondre : la bissectrice, qui naît du TC quand celui-ci se trifurque, avec une branche née de la Cx ou de l'IVA près de la bifurcation, qui est une marginale ou une diagonale.
Source: SCCT 2026, Tableau 1, p. 47 · “Third vessel (trifurcation) originating from the left main between the LAD and LCx”
Détails
En pratique. Avant de conclure à une bissectrice, on suit la branche jusqu'à son origine et on vérifie que le TC se trifurque. Sans trifurcation, le consensus ASCI-PT 2024 appelle OM1 la branche de la Cx de plus de 1,5 mm qui naît près de la bifurcation (accord de 76,4 %). Si la branche naît de l'IVA et parcourt la paroi antérolatérale, c'est une diagonale.
Dans d’autres sources. Certaines études d'angioplastie du tronc définissent la trifurcation par la distance entre les branches : Tamburino 2009 exigeait deux branches filles de 2,25 mm ou plus dont les origines étaient distantes de moins de 3 mm. Ni les recommandations scanner de la SCCT ni le consensus ASCI-PT 2024 n'utilisent de distance ; la SCCT exige seulement que le TC se trifurque. (Tamburino 2009, Méthodes ; Kim 2024, ASCI-PT, Issue 3)
Dans CCTA Map
La bissectrice a son propre segment sur la carte (« bissectrice (RI) »). Un clic sur le bouton « Bissectrice présente », à côté de ceux de la dominance, le fait passer à « Bissectrice absente » et retire la branche de la carte : ses résultats restent conservés pendant la session, mais n'entrent ni dans le modèle de compte rendu, ni dans la catégorie, ni dans le SIS tant qu'elle n'est pas de nouveau marquée présente. Si une option sans tronc est choisie dans l'onglet « Tronc commun » d'« Origine des coronaires », du menu « Anatomie ▾ », le bouton est désactivé, car sans tronc commun il n'y a pas de bissectrice. Il l'est aussi avec une coronaire unique sans tronc commun et, si la branche n'a pas de résultats, avec l'IVA ou la Cx d'origine anormale.
Texte exact du modèle de compte rendu de la carte
Bissectrice (RI): plaque non calcifiée, sténose légère (25-49%).
Conclusion Coronaropathie légère, non obstructive. Catégorie CAD-RADS 2/P1.
Maladie non obstructive dans RI.
Figure 3. La bissectrice se confirme en comptant les lumières sur une coupe passant par la carène. Si le tronc se bifurque, une branche haute de l'IVA est une diagonale et une branche haute de la Cx, une marginale.
Circonflexe proximale et distale Proximal and distal left circumflex arteryCx (LCx) · segments 11 et 13#
Autres noms :artère circonflexe, Cx1 / Cx2, Cx moyenne et distale (SCCT 2014)(nom du segment 13 dans la SCCT 2014 ; la SCCT 2026 l'appelle Cx distale), LCx (pLCx, dLCx)
La circonflexe (Cx) proximale va de la fin du tronc commun (TC) à l'origine de la première marginale (OM1). La Cx distale correspond au reste de l'artère dans le sillon auriculoventriculaire. La recommandation ne définit pas de Cx moyenne.
Formulation dans le compte rendu
Cx distale, après l'origine de l'OM1 : plaque calcifiée responsable d'une sténose légère (25–49 %).
la conclusion appelle « circonflexe (LCX) médio-distale » le segment distal dans les listes de segments non évaluables et de resténose ; non corrigé (vérifié sur la carte le 2026-10-08).
Source: SCCT 2026, Tableau 1, p. 47 · “Remainder of the LCx within the atrioventricular groove distal to the OM1”
Détails
En pratique. Le seul point de séparation est l'origine de l'OM1, repérée sur la reconstruction curviligne de la Cx. Ce qui précède est la Cx proximale, et ce qui se poursuit dans le sillon auriculoventriculaire est la Cx distale.
Erreur à éviter. Écrire « Cx moyenne » : la SCCT 2026 ne définit pas ce segment. Tout ce qui suit l'origine de l'OM1 dans le sillon auriculoventriculaire est la Cx distale.
Dans d’autres sources. La SCCT 2014 appelait le segment 13 « Cx moyenne et distale ». Dans le schéma SYNTAX, la Cx distale commence après l'origine de la dernière marginale, et non de l'OM1. Le glossaire suit la SCCT 2026. (SCCT 2014, Annexe 1, p. 358 ; Sianos 2005, SYNTAX, Fig. 1, p. 221)
Dans CCTA Map
Dans l'éditeur de segment, la carte appelle « circonflexe (LCX) médio-distale » le segment 13 de la recommandation ; avec « Noms des segments », du menu « Vue de la carte ▾ », son libellé est « Cx dist. ». Dans les résultats, le modèle de compte rendu le nomme segment distal de la circonflexe. Limite de la carte : dans la conclusion, la liste des segments non évaluables l'appelle « circonflexe (LCX) médio-distale » ; si ce segment porte N, on remplace ce nom par « Cx distale » avec « ✎ Modifier le brouillon ». L'OM1 est dessinée exactement là où se termine la Cx proximale.
Texte exact du modèle de compte rendu de la carte
Circonflexe (LCX): segment proximal: plaque partiellement calcifiée, sténose modérée (50-69%); reste du vaisseau sans lésions. Branches OM1, OM2: pas de lésions.
Marginales OM1 et OM2 First and second obtuse marginal branchesOM1 (12) · OM2 (14)#
Autres noms :première marginale (Mg1), branches marginales de la circonflexe, marginale obtuse, obtuse marginal branch (OM)
Les marginales naissent de la circonflexe (Cx) et parcourent la paroi latérale du ventricule gauche. La première est l'OM1, dont l'origine marque la fin de la Cx proximale, et la deuxième l'OM2.
À ne pas confondre : les marginales, qui parcourent la paroi latérale du ventricule gauche, avec la branche postéro-latérale gauche (PL gauche, L-PL, segment 18), branche de la Cx qui parcourt la paroi postéro-latérale.
Source: SCCT 2026, Tableau 1, p. 47 · “First branch from the LCX traversing the lateral wall of the left ventricle”
Détails
En pratique. On les suit de la Cx jusqu'à la paroi latérale et on les numérote dans l'ordre de naissance. En cela, elles diffèrent des diagonales, qui sont choisies selon leur taille. Il vaut mieux repérer d'abord l'OM1, car son origine fixe la limite entre Cx proximale et Cx distale.
Dans d’autres sources. Dans le schéma SYNTAX, les marginales sont les segments 12a et 12b, et le 14 correspond à la postéro-latérale gauche. Ce glossaire suit la SCCT 2026, où l'OM2 est le segment 14 et la PL gauche, le 18. (Sianos 2005, SYNTAX, Tableau 1 et Fig. 1, p. 220–221)
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L'OM1 et l'OM2 ont chacune leur segment sur la carte (« marginale (OM1) », « marginale (OM2) »), mais une troisième marginale n'en a pas.
Coronaire droite proximale, moyenne et distale Proximal, mid and distal right coronary arteryCD (RCA) · segments 1, 2 et 3#
La coronaire droite (CD) proximale va de l'ostium à la moitié de la distance jusqu'au bord aigu du ventricule droit. La CD moyenne se termine au bord aigu, et la CD distale va jusqu'à l'origine de l'interventriculaire postérieure droite (IVP droite, R-PDA).
Source: SCCT 2026, Tableau 1, p. 47 · “Ostium of the RCA to one-half the distance to the acute margin of the right ventricle”
Détails
En pratique. Le repère est le bord aigu du ventricule droit. La moitié du trajet jusqu'à ce point sépare la CD proximale de la CD moyenne et peut coïncider avec une branche ventriculaire droite. En l'absence d'IVP droite, la CD distale se termine au sillon interventriculaire.
Erreur à éviter. La CD ne se divise pas en tiers de longueur. Le Tableau 1 fixe ses limites par le bord aigu du ventricule droit et l'origine de l'IVP droite.
Dans d’autres sources. Le modèle CASS à 28 segments, optionnel dans la SCCT 2014, numérote de la même façon les CD proximale, moyenne et distale (1, 2 et 3), mais le 5 y est le segment auriculoventriculaire postérieur droit (RPAS) et le tronc commun, le 11. (SCCT 2014, section 5.3 et Tableau 5, modèle CASS)
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La carte divise la CD en trois segments, et pour chacun le degré de sténose et le type de plaque sont saisis séparément.
Texte exact du modèle de compte rendu de la carte
Coronaire droite (RCA): segment moyen: plaque calcifiée, sténose légère (25-49%); reste du vaisseau sans lésions. Branches AM, PDA, PL: pas de lésions.
Conclusion Coronaropathie légère, non obstructive. Catégorie CAD-RADS 2/P1.
Maladie non obstructive dans RCA.
Marginale aiguë Acute marginal branchMA (AM) · sans numéro#
Autres noms :branche marginale droite(nom anatomique, ramus marginalis dexter), artère marginale du bord droit, acute marginal branch (AM)
La marginale aiguë naît de la coronaire droite (CD), entre la fin de la CD moyenne et le bord aigu du cœur. La recommandation la décrit dans le texte, mais le Tableau 1 ne lui attribue pas de numéro.
À ne pas confondre : la marginale aiguë, qui naît entre la fin de la CD moyenne et le bord aigu, avec les branches ventriculaires droites, qui naissent des CD proximale et moyenne.
Source: SCCT 2026, texte sur l'anatomie coronaire, p. 12 · “The acute marginal branch originates between the end of mid RCA and acute margin of the heart.”
Détails
En pratique. On la repère au bord aigu du ventricule droit. Comme pour les autres segments, sa plaque est décrite par le nom anatomique. Si la branche mesure moins de 1,5 mm et que la plaque est bien visible, on la décrit en notant le petit calibre.
Dans d’autres sources. Dans les atlas et les traités d'anatomie, la marginale aiguë est appelée branche marginale droite de l'artère coronaire droite (en latin, ramus marginalis dexter). C'est la même artère ; le glossaire emploie le nom de la SCCT 2026. (IMAIOS e-Anatomy)
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Bien que le Tableau 1 ne la numérote pas, la carte inclut la marginale aiguë comme segment propre et la dessine à la fin de la CD moyenne. Avec « Noms des segments », du menu « Vue de la carte ▾ », son libellé est « MA » ; l'éditeur et les résultats du modèle de compte rendu l'appellent « Marginale aiguë (AM) », et la liste des branches du compte rendu, « AM ».
Texte exact du modèle de compte rendu de la carte
Coronaire droite (RCA): pas de lésions athéroscléreuses. Marginale aiguë (AM): plaque non calcifiée, sténose légère (25-49%). Branches PDA, PL: pas de lésions.
Conclusion Coronaropathie légère, non obstructive. Catégorie CAD-RADS 2/P1.
Maladie non obstructive dans AM.
Interventriculaire postérieure et postéro-latérale, droites et gauches Right and left posterior descending arteries; right and left posterolateral branchesR-PDA (4) · L-PDA (15) · R-PLB (16) · L-PLB (18)#
Autres noms :IVP (artère interventriculaire postérieure)(nom anatomique), rétroventriculaire gauche (RVG)(nom français classique de la branche postéro-latérale de la CD, R-PL ; « gauche » y désigne le ventricule gauche, et non une origine gauche), rétroventriculaire postérieure (RVP)(libellé de la carte), PDA / PLB
L'interventriculaire postérieure (IVP) parcourt le sillon interventriculaire postérieur : IVP droite (R-PDA) quand elle naît de la coronaire droite (CD), IVP gauche (L-PDA) quand elle naît de la circonflexe (Cx). La branche postéro-latérale droite (PL droite, R-PL) croise ce sillon à partir de la CD, et la branche postéro-latérale gauche (PL gauche, L-PL) parcourt la paroi postéro-latérale à partir de la Cx.
Source: SCCT 2026, Tableau 1, p. 47 · “PDA from the LCx following the posterior interventricular groove”
Détails
En pratique. Chaque branche est suivie jusqu'à son origine sur la reconstruction curviligne, car le vaisseau d'origine définit son nom. Pour l'IVP, l'origine détermine aussi la dominance. En codominance, si l'IVP droite et l'IVP gauche existent, chacune est analysée comme un segment propre.
Dans d’autres sources. Dans le score SYNTAX, la postéro-latérale gauche est le segment 14 et les branches de la postéro-latérale droite (16) sont 16a, 16b et 16c. Dans la SCCT 2026, le 14 est l'OM2 et la PL gauche est le 18. (Sianos 2005, SYNTAX, Fig. 1 ; SCCT 2026, Tableau 1)
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Dans l'éditeur de segment, les branches droites s'appellent « interventriculaire postérieure (PDA) » et « rétroventriculaire postérieure (PL) », et les gauches « interventriculaire postérieure (L-PDA) » et « rétroventriculaire postérieure (L-PLB) » ; L-PLB correspond à la L-PL du Tableau 1. Avec « Noms des segments », du menu « Vue de la carte ▾ », les libellés de la carte sont « IVP D », « RVP D », « IVP G » et « RVP G ». Avec les boutons de dominance, la carte affiche les branches droites (« Droite »), les gauches (« Gauche ») ou les deux (« Codominante »).
Texte exact du modèle de compte rendu de la carte
Circonflexe (LCX): pas de lésions athéroscléreuses. Interventriculaire postérieure (L-PDA): plaque partiellement calcifiée, sténose modérée (50-69%). Branches OM1, OM2, L-PLB: pas de lésions.
Coronaire droite (RCA): pas de lésions athéroscléreuses. Interventriculaire postérieure (PDA): plaque non calcifiée, sténose légère (25-49%). Branches AM, PL: pas de lésions.
Dominance coronaire (droite, gauche et codominance) Coronary dominance (right, left and codominant)#
Autres noms :dominance droite / gauche, réseau équilibré(certains textes l'emploient comme synonyme de codominance et d'autres le définissent autrement ; le glossaire écrit « codominance », comme la SCCT 2026)évité dans ce glossaire, circulation équilibrée(certains textes l'emploient comme synonyme de codominance et d'autres la définissent autrement ; le glossaire écrit « codominance », comme la SCCT 2026)évité dans ce glossaire, coronary dominance
Dans la SCCT 2026, que suit ce glossaire, la dominance est définie par l'origine de l'interventriculaire postérieure (IVP). Elle est droite quand l'IVP naît de la coronaire droite (CD), soit 70–80 % des cas ; gauche quand elle naît de la circonflexe (Cx), 5–10 % ; codominante quand l'IVP reçoit un apport des deux artères, 10–20 %.
Formulation dans le compte rendu
Dominance coronaire droite : l'interventriculaire postérieure naît de la CD.
À ne pas confondre : l'origine de l'IVP, seul critère de dominance dans la SCCT 2026, avec le calibre de la CD ou l'origine des branches postéro-latérales.
Source: SCCT 2026, texte et Tableau 6, p. 11–12 et 52 · “The coronary artery dominance is described based on the origin of the posterior descending artery (PDA).”
Détails
En pratique. L'IVP est suivie dans le sillon interventriculaire postérieur jusqu'à son vaisseau d'origine. Il vaut mieux établir la dominance avant d'attribuer les lésions des branches postérieures. Le Tableau 6 demande de la mentionner dans les résultats, avec une recommandation forte.
Dans d’autres sources. Dans certains textes, la circulation est dite équilibrée ou codominante quand l'IVP naît de la CD et les branches postéro-latérales de la Cx. Le score SYNTAX ne prévoit qu'une dominance droite ou gauche. Le glossaire suit la SCCT 2026. (Halpern 2011, p. 52 ; Sianos 2005, SYNTAX)
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Les boutons « Droite », « Gauche » et « Codominante » déterminent les segments postérieurs présents, et le modèle de compte rendu mentionne la dominance dans les résultats. Si des segments contiennent des données au moment du changement, la carte demande confirmation avant de les masquer et de les effacer, et ce qui a été effacé ne revient pas si l'on rétablit la dominance précédente. Avec une coronaire unique de type I, choisie dans l'onglet « Coronaire unique » d'« Origine des coronaires », du menu « Anatomie ▾ », la dominance est fixée par cette anatomie et les deux autres boutons sont désactivés.
Texte exact du modèle de compte rendu de la carte
Circonflexe (LCX): segment distal: plaque partiellement calcifiée, sténose sévère (70-99%); reste du vaisseau sans lésions. Interventriculaire postérieure (L-PDA): plaque non calcifiée, sténose légère (25-49%). Branches OM1, OM2, L-PLB: pas de lésions.
Coronaire droite (RCA): pas de lésions athéroscléreuses. Branche AM: pas de lésions.
Attribution d'une lésion à la jonction de deux segments ou à une bifurcation Assignment of disease at segment intersections and bifurcations#
Autres noms :règle du segment précédent, règle du segment d'amont, lésion de bifurcation, classification de Medina(décrit en angiographie les lésions de bifurcation ; ne remplace pas l'attribution au segment précédent), assignment of disease at segment intersections
Quand une lésion se situe à la jonction de deux segments, bifurcations comprises, elle est attribuée au segment précédent, c'est-à-dire le plus proximal dans le sens du flux.
Formulation dans le compte rendu
Tronc commun : plaque partiellement calcifiée de la bifurcation, responsable d'une sténose modérée (50–69 %) ; la plaque s'étend à l'ostium de l'IVA.
Condition de l’exemple : La plaque ne dépasse pas l'ostium de l'IVA ; si elle se prolonge dans l'IVA proximale, elle est aussi notée dans l'IVA et chaque segment reçoit le degré de sa propre sténose maximale.
À ne pas confondre : l'étendue de la plaque (les segments qu'elle occupe, qui comptent dans le SIS), le siège de la sténose maximale (le segment qui reçoit ce degré) et le segment où est notée une lésion focale de jonction (le segment précédent).
une plaque tracée à travers la limite porte le même degré, le même type et les mêmes caractéristiques dans les deux segments ; non corrigé (vérifié sur la carte le 2026-10-08).
Source: SCCT 2026, texte sur l'anatomie coronaire, p. 11 · “Disease at the intersection of segments (including bifurcations) is assigned to the preceding coronary segment.”
Détails
En pratique. Une lésion focale à la jonction n'est notée que dans le segment précédent. Une plaque qui se prolonge le long du segment suivant est notée dans les deux : chaque segment ajoute un point au SIS et reçoit le degré de sa propre sténose maximale, car la sténose s'évalue par segment. La recommandation ne fixe pas jusqu'où une plaque peut s'étendre pour rester une lésion de jonction ; ce glossaire retient celle qui ne dépasse ni la carène ni l'ostium de la branche. Près des bifurcations, la SCCT 2026 recommande des descripteurs de localisation plus intuitifs que le numéro de segment et admet des attributs comme « ostial » ou « de bifurcation ».
Erreur à éviter. Dupliquer dans les deux segments une lésion focale de jonction, ce qui augmente le SIS sans raison, ou reporter le degré de la sténose maximale dans tous les segments qu'occupe une plaque longue. Si une plaque va du tronc commun (TC) à l'interventriculaire antérieure (IVA) proximale et que la sténose de 50–69 % siège dans l'IVA, reporter ce degré aussi dans le TC crée une sténose du tronc qui, à elle seule, classe l'examen en CAD-RADS 4B.
Dans d’autres sources. Le consensus ASCI-PT 2024, à l'unanimité de son panel, classe dans le TC les lésions situées dans la bifurcation vers l'IVA ou la Cx, avec le même résultat que la règle du segment précédent. En cardiologie interventionnelle, les lésions de bifurcation sont souvent décrites avec la classification de Medina : trois chiffres, 1 ou 0, selon l'atteinte du vaisseau principal proximal, du vaisseau principal distal et de la branche fille. Elle ne remplace pas l'attribution au segment précédent. (Kim 2024, ASCI-PT, Issue 1 et Fig. 1 ; Medina 2006)
Dans CCTA Map
La carte ne réattribue pas la lésion d'elle-même : une lésion focale à la jonction se dessine seulement dans le segment précédent. Une plaque tracée à travers la limite est enregistrée dans les deux segments, et chacun compte dans le SIS. Limite de la carte : ce tracé est une seule plaque, avec un seul degré, un seul type et les mêmes caractéristiques à haut risque, et les modifier dans un segment les modifie aussi dans l'autre. Si la sténose maximale ne siège que dans un segment, il faut faire un tracé dans chaque segment et grader chacun séparément. Le modèle de compte rendu ne décrit ni l'étendue de la plaque ni sa localisation dans le segment ; on les ajoute avec « ✎ Modifier le brouillon ».
Conclusion Coronaropathie obstructive à haut risque par sténose du tronc commun (≥50 %). Catégorie CAD-RADS 4B/P1.
Maladie obstructive (≥ 50 %) dans LM.
Figure 4. Une plaque focale à la jonction de deux segments est notée dans le segment précédent ; une plaque longue qui occupe deux segments est notée dans les deux et ajoute deux points au SIS.
Autres noms :diamètre minimal évaluable, minimum assessable vessel diameter
La recommandation demande d'évaluer toutes les branches de 1,5 mm de diamètre ou plus quand l'examen est de bonne qualité, et celles de 2,0 mm ou plus quand il est de qualité standard.
Formulation dans le compte rendu
Branche diagonale de petit calibre porteuse d'une plaque calcifiée ; la taille du vaisseau ne permet pas de grader la sténose avec confiance.
Condition de l’exemple : La branche mesure moins de 1,5 mm ; si elle mesure 1,5 mm ou plus et ne peut pas être gradée, le segment est non diagnostique : il est nommé avec sa raison et porte N.
À ne pas confondre : une branche de moins de 1,5 mm dont la sténose ne peut pas être gradée, qui sort du cadre CAD-RADS et ne justifie pas N, avec un segment de 1,5 mm ou plus non interprétable, qui est nommé avec sa raison et porte N.
Source: SCCT 2026, texte sur la sténose, p. 15, et Tableau 5, p. 51 · “With a good-quality scan, all branches with diameter ≥ 1.5 mm and with a standard quality scan, all branches with diameter ≥ 2.0 mm should be included in the interpretation”
Détails
En pratique. Le diamètre est estimé en petit axe. Quand un segment de 1,5 mm ou plus n'est pas interprétable, on le nomme et on en précise la raison. Dans un petit vaisseau dont la plaque est bien visible, on décrit la plaque en notant le petit calibre.
Dans d’autres sources. Les CAD-RADS 1.0 et 2.0 gradent la sténose des vaisseaux de 1,5 mm ou plus, sans distinguer la qualité de l'examen. Dans le score SYNTAX, les vaisseaux de moins de 1,5 mm ne sont pas considérés comme candidats à l'angioplastie ni à la chirurgie. (CAD-RADS 1.0, Tableaux 2 et 3 ; CAD-RADS 2.0, Tableaux 4 et 5 ; Sianos 2005, SYNTAX, p. 223)
Dans CCTA Map
Dans l'éditeur de chaque segment, le bouton « N » (N/D) marque le segment comme non diagnostique ; il vaut mieux le réserver aux segments de 1,5 mm ou plus qui ne peuvent pas être interprétés. Limite de la carte : marquer N efface la plaque de ce segment, qui ne revient pas quand on retire le N, et la carte traite le segment, sans avertissement, comme s'il n'avait pas de plaque pour le SIS, la P, la catégorie et le compte rendu. Si la plaque a été dessinée d'un tracé qui se poursuit dans d'autres segments, ses portions dans ces segments sont conservées et continuent de compter. Si l'évaluation globale de la plaque est fiable, on fixe la P manuellement dans « Modificateurs P · I ▾ », section « Charge de plaque (P) », avec « Choisir P » ou « Calcium (Agatston) » ; sinon, on choisit « — » dans « Choisir P » pour que la catégorie reste sans P. La plaque du segment N se décrit avec « ✎ Modifier le brouillon ».
Figure 5. Diamètres à l'échelle sur une grille de 0,5 mm. Dans un examen de bonne qualité, les branches de 1,5 mm ou plus sont évaluées ; si la qualité est standard, le seuil passe à 2,0 mm.
Auto-évaluation
Questions courtes pour vérifier l’essentiel. La réponse apparaît après le choix d’une option.
Touchez le segment sur l’arbre
1La CD est de bon calibre, mais l'interventriculaire postérieure naît de la Cx et aucune branche de la CD ne parcourt le sillon interventriculaire postérieur. Quelle dominance mentionne-t-on dans les résultats ?
La recommandation décrit la dominance selon l'origine de l'interventriculaire postérieure, et le calibre de la CD n'intervient pas. Si l'IVP naît de la Cx et que la CD n'en donne aucune, la dominance est gauche. Le Tableau 6 demande de la mentionner dans les résultats, avec une recommandation forte. Voir le terme
2Dans un examen de bonne qualité, une branche diagonale de 1,2 mm n'est pas interprétable en raison d'un artéfact de mouvement. Tous les segments de 1,5 mm ou plus sont diagnostiques et la sténose maximale est de 30 %. Quelle catégorie retenir ?
Le N est réservé aux examens dont au moins un segment de 1,5 mm ou plus n'est pas interprétable ; une branche de 1,2 mm ne le justifie pas. La catégorie est attribuée à partir des segments diagnostiques, et une sténose maximale de 30 % correspond à CAD-RADS 2. De plus, le modificateur N n'accompagne une catégorie que lorsqu'un segment diagnostique présente une sténose de 50 % ou plus. Voir le terme
Références
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Cury RC, Leipsic J, Abbara S, Achenbach S, Berman D, Bittencourt M, et al. CAD-RADS 2.0 - 2022 Coronary Artery Disease-Reporting and Data System: an expert consensus document of the SCCT, ACC, ACR and NASCI. J Cardiovasc Comput Tomogr. 2022;16(6):536-57. doi:10.1016/j.jcct.2022.07.002
Koweek L, Achenbach S, Berman DS, Carr JJ, Cury RC, Ghoshhajra B, et al. Standardized medical terminology for cardiac computed tomography 2023 update: an expert consensus document of the SCCT, AAPM, ACR, NASCI and RSNA. J Cardiovasc Comput Tomogr. 2023;17(5):345-54. doi:10.1016/j.jcct.2023.06.002
Narula J, Chandrashekhar Y, Ahmadi A, Abbara S, Berman DS, Blankstein R, et al. SCCT 2021 expert consensus document on coronary computed tomographic angiography: a report of the Society of Cardiovascular Computed Tomography. J Cardiovasc Comput Tomogr. 2021;15(3):192-217. doi:10.1016/j.jcct.2020.11.001
Neves PO, Andrade J, Monção H. Coronary artery calcium score: current status. Radiol Bras. 2017;50(3):182-9.
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Sources des notes « Dans d’autres sources »
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Leipsic J, Abbara S, Achenbach S, Cury R, Earls JP, Mancini GBJ, et al. SCCT guidelines for the interpretation and reporting of coronary CT angiography: a report of the Society of Cardiovascular Computed Tomography Guidelines Committee. J Cardiovasc Comput Tomogr. 2014;8(5):342-58. doi:10.1016/j.jcct.2014.07.003
Dąbrowski EJ, Kożuch M, Dobrzycki S. Left main coronary artery disease: current management and future perspectives. J Clin Med. 2022;11(19):5745. doi:10.3390/jcm11195745
Halpern EJ. Clinical Cardiac CT: Anatomy and Function. 2.ª ed. Nueva York: Thieme; 2011.
Medina A, Suárez de Lezo J, Pan M. Una clasificación simple de las lesiones coronarias en bifurcación. Rev Esp Cardiol. 2006;59(2):183. doi:10.1157/13084649
IMAIOS e-Anatomy. Rama marginal derecha de la arteria coronaria derecha (ramus marginalis dexter).
Cury RC, Abbara S, Achenbach S, et al. CAD-RADS: Coronary Artery Disease – Reporting and Data System. J Cardiovasc Comput Tomogr. 2016;10(4):269-81. doi:10.1016/j.jcct.2016.04.005